25 avril 2008
Nos futurs...

Mon amour, tu te mettras en avant,
nous échangerons nos places,
si je manque à toutes tes audaces,
tu corrigeras le sens de mes accents…
Mon amour, tu me tiendras à bout portant,
nous effacerons les traces,
si je ne te fais plus face,
tu sauras m’amener sur un terrain glissant…
Mon amour, tu prendras le sens du vent,
nous partirons à la chasse,
si je ne tiens plus en place,
tu me rappelleras le goût du sang…
Le temps de rien, nos futurs,
j’ai juste un peu peur de leurs morsures…
Mon amour, tu m’aimeras en passant,
nous limiterons la casse,
si je trouve la vie dégueulasse,
tu me diras comme je peux être blessant…
Mon amour, tu me trouveras indécent,
nous enlèverons nos cuirasses,
si je ne rends pas grâce
tu trouveras comment me mettre à cran…
Mon amour, tu passeras devant,
nous oublierons la couleur de nos angoisses,
si je me fais moins vorace,
tu viendras me parler du présent…

Crédits photos : Matija Mprajo / Modimo
Texte : Modimo
19 avril 2008
L'étroit nous va si bien...

L’étroit nous va si bien,
si proches à se toucher,
nous nous laissons cerner,
le désir à portée de main…
J’essaie de rester concentré,
de ne pas lâcher ma faim,
de resserrer encore les liens,
je crois que tu m’as repéré…
J’abandonne l’idée de liberté,
dans ce rêve du commun,
bord à bord, je te rejoins,
je trouve juste la place de me frayer…
Je trouve si bien de s’y frotter,
en éprouvant nos besoins,
ensemble dans cet écrin,
je ne trouve rien de déplacé…
Je pense que je suis fou à lier,
trempés dans le même bain,
mêlant nos encres au matin,
je n’en finis pas de t’approcher…
L’envie de me mettre au parfum,
d’être dans ce cercle d’initié,
s’en tenir au plus prés,
l’étroit nous va si bien…

Crédits photos : Duki Zdenek / Modimo
Texte : Modimo
17 avril 2008
PLAGIAT ...
PLAGIAT ...
http://www.orangeblog.fr/web/jsp/blog.jsp?blogID=60862&dayFilter=2008-04-17
Photos, textes et même commentaires, tout est volé sans vergogne...
Photo : Modimo
12 avril 2008
Du bout des lèvres...

Du bout des lèvres s’égarer en chemin,
effleurer les limites, s’y glisser,
un moment de plus sans se presser,
se laisser distraire pour ton bien…
Du bout des lèvres tenter une autre approche
quand tu ne veux plus entendre parler de moi,
vagabonder tout prés de chez toi,
sous ta fenêtre, avec des mots plein les poches…
Du bout de lèvres suivre son instinct,
se trouver dans cet instant comme un animal,
l’eau à la bouche emporté par son élan,
aller jusqu’au bout de sa faim…
Du bout des lèvres gravir l’échelle des cris,
partir d’un souffle qui vient à point nommé,
quitte à s’évanouir si tu viens à jouer,
le désir nous laissera tous éblouis…
Du bout des lèvres murmurer des serments,
les voyages nous ramènent toujours au lit,
le cœur battant sans attendre la nuit,
l’impatience déshabille les amants…
Du bout des lèvres brûler d’envie,
ramener à la lumière tous les délices,
oublier ma peur et passer à la malice
quand soudain ma langue s’enhardit…

Crédits photos : Simon Simmer / Modimo
Texte : Modimo
06 avril 2008
Tu es nue et je suis habillé...

Tu es nue et je suis habillé,
tu vois bien plus loin que moi,
ce n’est pas si compliqué que ça,
si tu penches, je tombe et après…
Tu es nue et je suis habillé,
tu ne manques pas d’air et j’étouffe,
ce n’est pas le tout de jouer à l’esbroufe,
approche que je te dise un secret.
Tu es nue et je suis habillé
tu as le dessus et moi, je laisse faire,
ce n’est pourtant plus l’hiver,
dis-moi, comment sera cet été ?
Tu es nue et je suis habillé,
tu ne portes plus rien, je regarde,
ce n’est pas utile d’ y prendre garde,
mais je crois que je suis fou à lier…
Tu es nue et je suis habillé,
tu me prends pour l’instant,
ce n’est pas le plus important,
tant que tu m’as trouvé…
Tu es nue et je suis habillé,
tu as la fortune des innocentes
ce n’est pas rien, tu me hantes,
j’ai même gardé ton dernier baiser….

Crédits photos : Brian / Modimo
Texte : Modimo
02 avril 2008
Déteste-moi...

Déteste moi, déteste moi…
Jette moi de l’intérieur,
ma fenêtre est ouverte,
passe tout en profit et perte,
tu me connais par cœur…
Déteste moi, déteste moi…
L’amour c’est la plaie,
je me passerai des onguents,
j’en suis sur à cent pour cent,
j’ai du sang de navet…
Déteste moi, déteste moi…
Ma bouche ne garde pas les secrets,
peu m’importe que je me sabote,
la barque était pleine, je n’avais pas de bottes,
c’est donc à ma langue que t’en voulais…
Déteste moi, déteste moi…
L’amour me met mal à l’aise,
la rivière a quitté son lit,
nous manquons à nos intempéries,
je me rhabille pendant que tu me baises…
Déteste moi, déteste moi…
L’acier fait toujours la loi,
j’ai l’âme en plastique,
ce toc t’attriste, c’est pourtant si pratique,
je peux comprendre ça…
Déteste moi, déteste moi…
De l’étage où tu me tiens,
ce putain de vertige me tuera,
c’est comment la vie d’en bas,
jusqu’ici tout va bien, tout va bien…

Crédits photos et Texte : Modimo
29 mars 2008
Ma manquante ...

Ma manquante, celle qui fait que je me dénombre,
la roulette qui tourne sans fin a un accent russe,
comme si notre histoire n’était déjà plus qu’un lapsus,
de case en case, je
tourne dans ce manège sombre..
Ma manquante, mon imper et mes passes au jardin,
le printemps s’annonce un peu plus chaque jour,
je n’ai rien oublié, ni ce parfum d’amour,
les fleurs du
désespoir poussent aussi sur le chagrin…
Ma manquante, cet
arbre à came qui joue l’illusoire,
de branche en branche j’apprivoise ma solitude,
je me suspends et abandonne mes dernières certitudes,
comme si l’heure était venue pour le grand écart…
Ma manquante, ma moitié disparue dans le miroir,
je n’ai rien perdu pour autant c’est étrange,
pas un de mes dix doigts, pas une phalange,
mais je n’écris plus tellement le soir…
Ma manquante, la vie s’absente au parloir,
je reviens à la grille des lettres à la main,
je sais qu’elle viendra sans doute demain,
le temps joue une étrange mélodie dans le noir…
Ma manquante, mon cœur, ma vie en rouge et noir,
comme une chanson de plus donnée à l’absente,
quelques notes jouées sur le dos de l’innocente,
nos noces funèbres pour amants en retard….

Crédits photos : André / Modimo
Texte : Modimo
25 mars 2008
J'écris...

J’écris sur une nappe en papier à l’hôtel du commerce,
quelques mots sans avenir,
ce qu’il me reste à tenir,
le verbe hésitant me tient lieu de promesse…
J’écris naufragé volontaire, un message de détresse,
une bouteille ne saurait suffire,
il m’en faudrait plus pour voir venir,
dans ce jour sans fin, je cherche l’ivresse…
J’écris en souvenir de la rue des Abbesses,
la mélancolie me fait parfois mentir,
je sais pourtant pourquoi le passé aime s’enhardir,
mes poches sont pleines de mes faiblesses…
J’écris ma flemme de vivre, ma paresse,
quand le dégoût se faire sentir,
je sens mes lèvres qui se laissent bleuir,
déjà un peu ailleurs, envahi de tristesse…
J’écris à cette femme dont je ne connais pas l’adresse,
pour tenter avec elle un dernier soupir,
venir à bout de mon silence et gémir,
ma peau se prête déjà pour la caresse…
J’écris pourtant je n’aurai jamais la sagesse,
ni l’idée de vendre mon sourire,
dans cette nuit, je viens m’éblouir,
j’écris, j’écris même au dos de ce ticket de caisse…

Crédits photos et texte : Modimo
Merci...
Merci de vos témoignages d'amitié, plusieurs pistes s'offrent à moi concernant mon problème,
je vais étudier tout cela et continuer néanmoins à poster, 3 mois avant... je ne sais plus trop quoi...
Mon soucis n'est pas important au vu de l'actualité de ces derniers jours, juste un symptôme de plus de cette société de consommation où tout se marchande, se possède, jusqu'à l'essence des mots les plus simples...
Modimo
23 mars 2008
Fermeture de Blog...
Aff.: AINSI c/FRANCE TELECOM & autres
N/Réf.: interdiction des références illicites à dénomination de COLLIN
Cher Monsieur,
Suite à mon précédent courriel en date du 7 mars il vous est en définitive par moi en tout état de cause laissé le
délai de trois mois constamment accordé par les Tribunaux suivant l'usage régulièrement suivi pour rechercher
une dénomination disponible et licite avec l'aide éventuelle d'un Conseil en propriété industrielle afin de vous gui-
der surtout dans l'analyse des antériorités existantes.
Je vous souhaite bonne réception du présent.
Je vous indique que je ne manquerais en toute hypothèse au-delà de la période pas de reprendre mon entière li-
berté.
Je vous rappelle à toutes fins s'il en était besoin à cette occasion que le principe en reste que si vous violez la loi
vous serez sanctionnés après.
Veuillez agréer,cher Monsieur,l'expression de mes salutations distinguées.
Yves COLLIN
dirrcoll@ainsi.fr
Ce monsieur veut me faire fermer mon blog parce que le mot Ainsi figure dans le titre et qu'il a déposé ce nom au titre de propriété intellectuelle, on croit rêver et pourtant on ne rêve pas, ce Monsieur me harcèle de mails depuis des mois, j'ai beau lui expliquer que je ne vends rien sur mon blog, que je ne fais que du jonglage de mots et du partage de mes émotions, voici le dernier mail reçu et son adresse mail, j'hésite à fermer ce blog devant tant de haine et de mercantilisme, est-ce ainsi que les hommes vivent ?, mon blog porte bien son nom et ces attaques viennent légitimer son existence, je n'ai pas demandé de referencement sur le nom Ainsi et je ne vois pas comment je pourrai changer cet état de fait sans donner la mort à mon blog pour faire plaisir à cet homme, curieux destin de faire place à un hypermarché du net par la suppression d'une épicerie des mots.
Je suis juste écoeuré...
Merci à tous...




