...

Est-ce ainsi que les Hommes vivent ?

délires, digressions, sensations, à la recherche d'une existence , animal à sociabilité réduite.

19 juillet 2008

Qu'importe ...

 


 

David_15

 


 


 


 


 


 

Qu’importe que tu me prennes dans le désordre,
que tu me commences par la faim,
ce film improbable ne verra jamais le jour
les images ne vont pas toujours aux enfants sages…

 

 

Qu’importe que tu m’oublies avant de m’aimer,
que ma peau ne soit pas au rendez-vous
les histoires sont écrites pour nous déranger,
j’ai ai tant écrites que je n’ai pas su chanté…

 

 

 

Qu’importe que tu te passes du goût de mes baisers,
que je sois mort sur un ancien chant de bataille,
si les entailles ne se voient plus vraiment,
sous l’onde, le noyé ne fait plus surface…

 

 

 

Qu’importe que tu me laisses au seuil de la porte,
que je ne vois plus bien après ton départ,
si je penche au dehors de ce train,
le vent sème toujours de nouvelles graines…

 

 

 

Qu’importe que tu m’emportes dans tes voyages en Espagne
que tu y brûles tes châteaux ,
si je me m’écoutais je fermerai les yeux,
les cahiers se perdent dans ces forteresses de sable…

 

 

 

Qu’importe que tu me trouves bien fade avec ma blanche page,
que tu ne crois pas en mes mots de funambule,
si la corde est si prés du sol, j’ai quand même peur,
le vide ne se mesure pas pourtant je tend les bras…

 

 

 

Qu’importe que tu veuilles l’or et le feu de mes rêves,
que le temps soit gris, si j’ai de tes nouvelles,
si mon âme est cousue de fil blanc,
les nuits sont là et mon sommeil infidèle…

 

 

 

Qu’importe que tu me prennes dans le désordre,
que tu me laisses bien avant le début de la fin,
si je savais tenir ma parole, je ne serai pas muet,
le cri que j’étouffe ne passera mes lèvres…

 


 

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Crédits photos : David / Hajnalka
Texte : Modimo
 

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13 juillet 2008

Parfois ...

 



Igor_Gutaric






 

Parfois je me destitue
je me dégomme de ce trône illusoire,
toujours un peu plus con que l’histoire,
et la langue bien pendue…


 

 

 

 

 

Parfois je disperse
je me fais cendre légère dans le vent,
ton souffle me porte, comme c’est grisant,
en attendant l’averse…


 

 

 

 

 

Parfois je me dénigre
je me montre plus blanc que je ne suis,
le néon du couloir me fait juste plus gris,
c’est ma peur qui émigre…


 

 

 

Parfois, parfois, je ne m’appartiens même plus…


 

 

 

 

Parfois je me désagrége
je me voudrai particule élémentaire
le temps d’un murmure, presque me taire,
pas sur que ça me protège…


 

 

 

 

 

Parfois je me délimite
je me sors du champs pour aller boire,
un verre à la main, je tranche pour savoir,
en fait je crois que je m’évite…


 

 

 

 

Parfois je me dissimule,
je me couvre de ridicule pour ne plus me voir,
pas l’ombre d’une chance de m’émouvoir,
juste l’idée du crépuscule…



Ivraie

Crédits photos : Igor Gutaric /Modimo
Texte : Modimo

 

 

 

 

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01 mai 2008

Rouler des mécaniques...

 

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Rouler des mécaniques…

 

 

Faire son barda, mettre les bouts,
fuir toutes ces machines à fric,
aller de l’autre coté de l’Amérique,
pour une fois, se tenir debout…

 

 

Fuir les écarts de conduite et la boue,
fondre ses mots dans de la brique,
foutre le feu et guetter la panique,
si le ciel se comporte parfois en voyou…

 

 

 

Feindre d’être un prince andalou,
faire la pluie et remplir des barriques,
insister pour ne pas oublier l’Afrique,
si le sort peut se noyer dans les remous…

 

 

Filer à l’Anglaise mais sans bijoux,
forcer quelques coffres en loustic,
fabriquer des rêves sans lexique
pour une heure déserrer les écrous…

 

 

Fausser compagnie au moindre des tabous,
flotter entre deux eaux sans logique,
prendre ces transports impudiques,
le souffle coupé de faire la roue…

 

 

Rouler des mécaniques…

 

 

 

 

 

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Crédits photos : Bakaro / Modimo
Texte : Modimo


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02 avril 2008

Déteste-moi...

 


 

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Déteste moi, déteste moi…

 

 

Jette moi de l’intérieur,
ma fenêtre est ouverte,
passe tout en profit et perte,
tu me connais par cœur…

 

 

Déteste moi, déteste moi…

 

 

 

L’amour c’est la plaie,
je me passerai des onguents,
j’en suis sur à cent pour cent,
j’ai du sang de navet…

 

 

Déteste moi, déteste moi…

 

 

 

Ma bouche ne garde pas les secrets,
peu m’importe que je me sabote,
la barque était pleine, je n’avais pas de bottes,
c’est donc à ma langue que t’en voulais…

 

 

 

Déteste moi, déteste moi…

 

 

 

L’amour me met mal à l’aise,
la rivière a quitté son lit,
nous manquons à nos intempéries,
je me rhabille pendant que tu me baises…

 

 

Déteste moi, déteste moi…

 

 

 

L’acier fait toujours la loi,
j’ai l’âme en plastique,
ce toc t’attriste, c’est pourtant si pratique,
je peux comprendre ça…

 

 

Déteste moi, déteste moi…

 

 

 

De l’étage où tu me tiens,
ce putain de vertige me tuera,
c’est comment la vie d’en bas,
jusqu’ici tout va bien, tout va bien…

 

 

 

 

 

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Crédits photos et Texte : Modimo

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25 mars 2008

J'écris...


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J’écris sur une nappe en papier à l’hôtel du commerce,
quelques mots sans avenir,
ce qu’il me reste à tenir,
le verbe hésitant me tient lieu de promesse…

 

 

 

J’écris naufragé volontaire, un message de détresse,
une bouteille ne saurait suffire,
il m’en faudrait plus pour voir venir,
dans ce jour sans fin, je cherche l’ivresse…

 

 

 

J’écris en souvenir de la rue des Abbesses,
la mélancolie me fait parfois mentir,
je sais pourtant pourquoi le passé aime s’enhardir,
mes poches sont pleines de mes faiblesses…

 

 

 

J’écris ma flemme de vivre, ma paresse,
quand le dégoût se faire sentir,
je sens mes lèvres qui se laissent bleuir,
déjà un peu ailleurs, envahi de tristesse…

 

 

 

J’écris à cette femme dont je ne connais pas l’adresse,
pour tenter avec elle un dernier soupir,
venir à bout de mon silence et gémir,
ma peau se prête déjà pour la caresse…

 

 

J’écris pourtant je n’aurai jamais la sagesse,
ni l’idée de vendre mon sourire,
dans cette nuit, je viens m’éblouir,
j’écris, j’écris même au dos de ce ticket de caisse…


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Crédits photos et texte : Modimo

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31 janvier 2008

Gravitude ...

 

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J’aimerai bien prendre un peu d’altitude,
me moquer de mes travers, mes infortunes,
quand je ne manque pas d’air malgré mes lacunes,
je peux dire que j’ai souffert d’inquiétudes…

 

 

 

Abandonner cette gravitude,
ce mot inventé sur des certitudes…

 

 

 

J’aimerai que sèche l’encre de mes habitudes,
fermer la demeure  jusqu’à la déchirure,
faire feu de tout cœur et crier à l’imposture,
la lame libre de briller sous la lune…

 

 

 

Abandonner cette gravitude,
ce mot inventé sur des certitudes…

 

 

 

J’aimerai savoir calculer la latitude,
ne plus me perdre parmi l’ordure,
les mers d’eau douce, mes usures,
les mensonges qui promettent le sud…

 

 

 

Abandonner cette gravitude,
Ce mot inventé sur des certitudes…

 

 

 

J’aimerai me faire une autre idée de la solitude,
sauver ce qu’il reste de la bête à brume,
lui souffler tous ces rêves brisants d’amertume,
prendre juste le nécessaire et aimer à la rude…


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Crédits photos et texte : Modimo

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23 janvier 2008

A tes amours...


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Je lève mon verre,
je ne sais plus combien j’ai de doigts,
par quel divin mystère,
ma belle, j’en suis arrivé là…

 

 

 

A tes amours…

 

 

 

Nous sommes tous un peu frères,
enfin c’est ce que je crois,
de toutes les manières
morts dans ce combat…

 

 

A tes amours…

 

 

 

Je touche l’imaginaire
du bout de mes yeux sans éclats,
sous mes airs de faussaire,
je glisse ma peine sous les gravats…

 

 

 

A tes amours…

 

 

 

Ce soir, je me livre à l’amer,
j’abandonne mon corps déjà froid,
il n’y a plus rien à faire,
plus rien ne me touche ici bas..

 

 

 

A tes amours…

 

 

 

Je lève mon verre,
la saison n’est plus au lilas
mes mots n’ont pas passé l’hiver,
je ne me reconnais même pas…

 

 

 

 

 

 

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Crédits photos et Texte  : Modimo

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05 janvier 2008

Dangereux...

 


 

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Dangereux, s’il n’y avait pas de fumée sans feu,
souffle un peu sur ces braises,
pour voir si la belle hypothèse
prend flamme devant des mots fiévreux…

 

 

 

 

Dangereux, si la mort ne me prenait pas au sérieux,
pas assez de doigts pour compter jusqu’à treize,
une douleur tout au plus, pas de malaise,
si ce serpent n’était pas venimeux…

 

 

 

 

Dangereux, sous cet arbre devenu creux,
l’orage venu après la fournaise
cueille les imprudents et s’apaise,
de quelques âmes et leurs aveux…

 

 

 

 

Dangereux, même le vertige ne va plus au bord des tes yeux,
il préfère les ballades sur les falaises,
les pieds enfoncés dans la glaise,
immobile et dépassé par cet étrange jeu…

 

 

 

 

Dangereux, quand la vie devient un sujet épineux,
qu’on préfère filer à l’anglaise,
cette main que je mord et celle qui me baise,
l’avenir reste un port pour les adieux…

 

 


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Crédits photos et Texte : Modimo


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20 octobre 2007

Sous un papier cellophane...

 

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Sous un papier cellophane,
j’ai voulu me protéger,
des baisers des courtisanes,
de leur chaleur à s’incendier…

 

 

 

Sous un papier cellophane,
j’ai gardé quelques idées,
la rumeur de rêves diaphanes
et cet amour à contre pied…

 

 

 

Sous un papier cellophane
traîne encore un secret,
une âme sombre qui se damne
pour le parfum d’un jour d’été…

 

 

 

Sous un papier cellophane
s’essouffle un corps déjà entamé,
prêt pour le don d’organe,
la greffe ne saurait trop tarder…

 

 

 

Sous un papier cellophane,
j’ai planqué ce sablier,
le bruit des secondes qui se fanent
à laisser ce temps, m’oublier…

 

 

 

Sous un papier cellophane,
je me suis emballé,
pour un bouquet de pivoine,
je suis prêt à m’exiler…


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Crédits photos : Guido Shagu / Modimo
Texte : Modimo


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08 juillet 2007

Les 7 ...

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1 : je prépare un album concept de 9 titres qui parlera d'une belle histoire d'amour...


2 : Mon film préféré reste Birdy d'Alan Parker bien que je n'aime pas les pigeons...


3 : Si je gagne au loto, enfin il faudrait que je joue plus souvent, j'aiderai un village d'Afrique,
il se peut que je le fasse sans gagner d'ailleurs...


4 : Mon odeur préférée est celle d'une pluie d'orage, la plus sensuelle...


5 : Je ne suis pas un poète, j'aurai aimé mais cela est bien au dessus de mes moyens...


6 : Mon univers quotidien est fait de chiffres, les mots sont pour mes nuits et mes rêves...


7 : Je reste un petit animal à sociabilité réduite...



Je refile le B.B. aux sept nains, et à Blanche neige mon amour...






Toujours_debouts


Confessions et photos : Modimo

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