...

Est-ce ainsi que les Hommes vivent ?

délires, digressions, sensations, à la recherche d'une existence , animal à sociabilité réduite.

25 avril 2008

Nos futurs...


Matija_Mprajo




Mon amour, tu te mettras en avant,
nous échangerons nos places,
si je manque à toutes tes audaces,
tu corrigeras le sens de mes accents…

 

 

 

 

Mon amour, tu me tiendras à bout portant,
nous effacerons les traces,
si je ne te fais plus face,

tu sauras m’amener sur un terrain glissant…

 

 

 

 

Mon amour, tu prendras le sens du vent,
nous partirons à la chasse,
si je ne tiens plus en place,
tu me rappelleras le goût du sang…

 


 

 

Le temps de rien, nos futurs,
j’ai juste un peu peur de leurs morsures…

 

 

 

Mon amour, tu m’aimeras en passant,
nous limiterons la casse,
si je trouve la vie dégueulasse,
tu me diras comme je peux être blessant…

 

 

 

Mon amour, tu me trouveras indécent,
nous enlèverons nos cuirasses,
si je ne rends pas grâce
tu trouveras comment me mettre à cran…

 


 

Mon amour, tu passeras devant,
nous oublierons la couleur de nos angoisses,
si je me fais moins vorace,
tu viendras me parler du présent…




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Crédits photos : Matija Mprajo / Modimo
Texte : Modimo

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23 mars 2008

Fermeture de Blog...

Aff.: AINSI c/FRANCE TELECOM & autres

N/Réf.: interdiction des références illicites à dénomination de COLLIN



Cher Monsieur,







Suite à mon précédent courriel en date du 7 mars il vous est en définitive par moi en tout état de cause laissé le

délai de trois mois constamment accordé par les Tribunaux suivant l'usage régulièrement suivi pour rechercher

une dénomination disponible et licite avec l'aide éventuelle d'un Conseil en propriété industrielle afin de vous gui-

der surtout dans l'analyse des antériorités existantes.


Je vous souhaite bonne réception du présent.


Je vous indique que je ne manquerais en toute hypothèse au-delà de la période pas de reprendre mon entière li-

berté.


Je vous rappelle à toutes fins s'il en était besoin à cette occasion que le principe en reste que si vous violez la loi

vous serez sanctionnés après.


Veuillez agréer,cher Monsieur,l'expression de mes salutations distinguées.




Yves COLLIN

dirrcoll@ainsi.fr


Ce monsieur veut me faire fermer mon blog parce que le mot Ainsi figure dans le titre et qu'il a déposé ce nom au titre de propriété intellectuelle, on croit rêver et pourtant on ne rêve pas, ce Monsieur me harcèle de mails depuis des mois, j'ai beau lui expliquer que je ne vends rien sur mon blog, que je ne fais que du jonglage de mots et du partage de mes émotions, voici le dernier mail reçu et son adresse mail, j'hésite à fermer ce blog devant tant de haine et de mercantilisme, est-ce ainsi que les hommes vivent ?, mon blog porte bien son nom et ces attaques viennent légitimer son existence, je n'ai pas demandé de referencement sur le nom Ainsi et je ne vois pas comment je pourrai changer cet état de fait sans donner la mort à mon blog pour faire plaisir à cet homme, curieux destin de faire place à un hypermarché du net par la suppression d'une épicerie des mots.

Je suis juste écoeuré...



Merci à tous...





H_099b

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06 décembre 2007

Souviens-toi...

 

Piotrek_9







Souviens-toi,
nous mettions nos vies dans le décor,
nous nous frottions sur des murmures,
nous nous accordions sur la couleur des armures,
nous voulions de tout l'envers et puis l'or,
souviens-toi...

 

 

 

Souviens-toi,
nous savions nous retrouver au port,
nous nous passions de boussole et de mesure,
nous nous gardions de nos blessures,
nous volions de nos ailes, jolis transports,
souviens-toi…

 

 

 

Souviens-toi,
nous parlions de mots perdus, d’anciens trésors,
nous nous voyons comme des chercheurs d’obscur,
nous nous lovions dans des lits jusqu’à l’imposture,
nous tentions de renommer sans cesse l’Amor,
souviens-toi…

 

 

 

Souviens-toi,
nous ouvrions nos portes à tout ce qui dévore,
nous nous tenions debout couverts de peinture,
nous nous voulions indiens jusque dans la capture,
nous serrions nos mains tellement fort.
souviens-toi…

 

 

 

Souviens-toi,
nous prenions le temps d’éviter les remords,
nous nous sauvions bien avant la censure,
nous nous moquions de tout ce qui dure,
nous partions sans attendre le confort,
souviens-toi…

 

 

 

Souviens-toi,

 

nous chantions pour avoir moins peur de la mort,
nous nous aimions pour le goût des griffures,
nous nous touchions jusqu’à la luxure,
nous dansions sous la lune jusqu’à l’aurore,
Souviens-toi…


automne_3_098

Crédits photos : Piotrek / Modimo
Texte : Modimo

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01 octobre 2007

J'écrirai mieux demain...

 

 

 


Salvador_Sabater





J’écrirai mieux demain, j’y verrai plus clair,
j’ai lu dans tes yeux, comme une impression,
tu sais, c’est humain, de guetter la lumière,
j’y ai vu comme un feu, bien mieux qu’un néon.

 

 

 

 

 


J’écrirai mieux demain, je serai moins fier,
j’ai croisé les adieux, comme une négation,
tu sais en chemin, des aveux sommaires,
j’en ai perdu le peu, l’essence de l’émotion.

 

 

 

 

 

 

J’écrirai mieux demain, j’aurai passé l’amer,
j’ai failli faute de mieux, sombrer pour de bon,
tu sais, il est si malin , ce mot solitaire,
je suis presque dangereux dans cet abandon.

 

 

 

 

 

 

J’écrirai mieux demain, je reprendrai l’affaire,
j’ai oublié les règles du je, au péril de mon non,
tu sais, tendre la main, au plaisir de la chère,
je me suis penché au mieux, mais sans crayon.

 

 

 

 

 

 

J’écrirai mieux demain, je toucherai l’éphémère,
j’ai oublié ce vœu, l’instant volé du vagabond,
tu sais comme ceux qui ne parlent que d’hier,
je suis sur le point de démarrer l’illusion.

 



 

 J’écrirai demain à l’ombre de ton nom,
j’aurai l’âme moins brouillon…



Esten

 

 


 

Crédits photos  : Salvador Sabater /  Esten
Texte : Modimo

 

 

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27 mai 2007

En question...


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Réponses à Belle...




1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne : "Si je me suis toujours méfié de Freud, c'est mon père qui en porte la responsabilité: il racontait ses rêves à ma mère, et me gâchait mes matinées." Cioran "Aveux et anathèmes".


2) Sans vérifier, quelle heure est-il ? 22 h 00


3) Vérifiez : 21 h 54


4) Que portez-vous ? Du noir et du gris...


5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ? Les réponses de Belle à ce
questionnaire.


6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ? Le bruit des voitures qui passent dans la rue.

7) Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait ? Ce midi pour aller chercher du pain, la ville était vide si ce n'est quelques touristes, il pleuvait, j'ai vu quelques photos à faire, j'y retournerai...

8) Avez-vous rêvé cette nuit ? Sans doute, mais pas de souvenirs précis.

9) Quand avez-vous ri la dernière fois ? Ce soir à une blague de ma fille.


10) Qu'y a t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ? Un horrible papier peint et un calendrier de 2006, je me moque du décor où j'écris...


11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ? Tout ce que je veux ne s'achète pas.


12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ? History of violence


13) Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ? Le monde est étrange et pas seulement aujourd'hui.


14) Que pensez-vous de ce questionnaire ? Il en vaut bien un autre...mdrrr.


15) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore : Hum, ceux qui me connaissent en savent déjà trop... ahhh si, je deteste les tripes à la mode de Caen...


16) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ? C'est une fille... alors je dirais ses autres prénoms : Léa , Salomé.


17) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ? Louis.


18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ? Oui, dans le Montana.


19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ? " je vais vous étonner.."


20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ? La haine...


21) Aimez-vous danser ? Oui mais seul, j'aime trop les gens pour leur faire subir ce spectacle.


22) Georges Bush ? Bientôt plus qu'un mauvais souvenir...


23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardé à la télévision ? Un extrait de la remise des prix à Cannes.


24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ? Morgane, Véro, Pousse mousse, Jujuk... si elles ne l'ont pas déjà fait...par avance pardon...




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Confidences et photos : Modimo

 

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19 février 2007

La foire aux inutiles...

Esmahan_Khoz






J'écrivais des mots à l'ombre des orages,
le coeur pris et la tête dans les branchages,
le ciel ne m'a rien appris et pourtant
je sauvais au vol quelques rêves galants.



Maintenant, je trône à la foire aux inutiles,
roi des courants d'air, perché sur un fil...



Je me tenais bien au de là des nuages,
un être ange bien revenu des ombrages,
le temps qui m'avait gâté est partant
l'eau vive ne s'arrête pas trés longtemps.


Maintenant, je trône à la foire aux inutiles,
roi des courants d'air, perché sur un fil...



Je me faisais plus malin que les présages,
jouer l'opportun dans la gare de triage,
et les transports me donnaient gagnant,
sous tous les points que je reliais enfant.



Maintenant, je trône à la foire aux inutiles,
roi des courants d'air, perché sur un fil...



Je ne savais plus rien des mots de passage,
de tout ce blanc qui envahit mes pages,
ma bouche qui n'est plus dans son élément
se tort, il n'en sort plus que du vent...



Ali_Shokri

Crédits photos : Esmahan Khoz / Ali Shokri
Texte : Modimo


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23 janvier 2007

Je me désaile...

Erlend


Je me désaile...


Je me désaile puisqu'il le faut,
mes mots ne prennent plus l'envol,
je m'interdis le ciel, et le très haut,
la vie me ramène ici par le col.


Je me désaile mais pourquoi faire,
la vue d'ici est souvent si banale,
et je reste sous ces jets de pierre
à rêver de mes anciennes cavales.


Je me désaile sans plus d'illusions,
j'apprends le détachement en vain,
la mémoire tenace me chante son nom,
je guette encore l'ombre de sa main.



Je me désaile mais sans violence
pâle revenant de cet obscur  désir,
je m'enlève un peu de suffisance,
juste ce qu'il faut, pour mentir.


Je me désaile pour pouvoir vivre
garder des étoiles dans les yeux,
rejouer l'inutile comme dans les livres,
puis continuer à donner de mon mieux



Je me désaile...


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Crédits photos : Erlend / Modimo


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16 décembre 2006

Un homme ...


lance



Un homme tient une bible à la main,
contrepoids inutile à la vie, il sait bien,
il balance d'un pied sur l'autre son chagrin,
en serrant un peu plus que ses poings.


Un homme tient une bible à la main,
quelques prières silencieuses enfin,
il secoue sa tête pour y voir plus loin,
lui qui voudrait ne souvenir de rien.


Un homme tient sa bible à la main,
en marge quelques ratures pour un défunt,
à l'encre bleue celle des contrats éteints,
la fameuse nécessite qui crée le lien.


Un homme tient une bible à la main,
toutes ces auréoles ont donc un parfum,
celui des pierres froides sans desseins,
autant de messages laissés aux incertains.


Un homme tient une bible à la main,
c'est si facile de laisser faire le destin,
laisser tout ce mal s'y prendre bien,
les âmes fragiles ne s'épargnent pas en vain.


Un homme tient une bible à la main
c'est chacun pour soi et sans témoins,
tout ce qu'il aura, vaut bien le tien,
dans sa bouche des mots mais combien ?





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Crédits photos : Lance /  Pedro Gobbi
Texte : Modimo

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26 novembre 2006

Les gardiens...

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Les gardiens, briseurs de lunes
mettent de l'ordre dans nos vies
ces vauriens, chasseurs de lacunes
n'ont que faire des librairies.

Les gardiens, fauteurs de troubles
sèment en nous des graines d'ennui,
ces sauriens du temps qui redouble
nous laissent pour des malappris.

Les gardiens, censeurs à crosses
chantent des rengaines brunes par ici,
ces doyens déjà au bal des précoces
mènent la danse sous les cris.

Les gardiens, seigneurs insensibles
guettent nos corps en sursis,
ces berceurs d'illusions irascibles
savent d'où vient l'odeur du mépris.

Les gardiens, tumeurs en sommeil
se glissent dans nos âmes, la nuit,
ces défunts volent nos merveilles
pour en faire des rêves salis.


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Crédits photos : Brett Walker / Modimo

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28 octobre 2006

Le bal des menaces..


Igor_Karmadon_2






Au solstice d'automne, toutes les peurs se radinent,
les souvenirs se ramassent à la peine,
quelques armes hors d'usage jouent de vieilles rengaines,
je ne veux plus jouer ce rôle et courber l'échine.



J 'apprends les pas du bal des menaces,
cette décadence qui laisse des traces...


A l'approche de la brume, la vie roule à tombeau ouvert,
le temps se couvre d'infortune à l'horizon,
les paroles sont idem, je connais la chanson
quand pour de bon, on se prend pour un fait divers.



J'apprends les pas du bal des menaces,
cette décadence qui laisse des traces...



A la venue des premiers vents venus sans boussole,
les souvenirs s'invitent sans vraiment crier,
les masques changent de couleur avant de tomber,
on rassemble ses affaires et ressort la camisole.



J'apprends les pas du bal des menaces,
cette décadence qui laisse des traces...


Au soleil des absents, celui qui lésine,
les nuits sont plus longues que l'amour,
je ne dors plus dans ce lit et compte à rebours
je reconnais le cri des rêves qu'on piétine...


Clinton


Crédits photos : Igor Karmadon / Clinton
Texte : Modimo


Posté par modimo à 19:20 - C'était un temps déraisonnable - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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