...

Est-ce ainsi que les Hommes vivent ?

délires, digressions, sensations, à la recherche d'une existence , animal à sociabilité réduite.

10 janvier 2009

L'an neuf...

Curad







Embrassée, tes lèvres à peine éteintes,
embauchée pour l’emploi de mon temps,
embringuée dans cette fête de l’instant,
enivrée en vain à mon absinthe...



Embrayée, allée de l’avant, mortel transfert,
embuée, peau humide, donnée dans le flou,
envoyée singulière pour me mettre en joue,
embrumée dans mes matins pas très clairs...




Ensablée, émouvante, cherchant un grain de plus,
enfiévrée de ma maladie, tropicale mousson,
embrasée mais de mèche avec ce garçon,
encerclée traçant mon corps à mon insu...




L’an neuf nous voit venir...à l’envers...




Engagée involontaire dans mon champs de mines,
empêchée sirène indocile, revenue des bas fonds,
enragée, pas peu fière de m’avoir tenu front,
enrobée, à peine remise de ses habits sur l’échine...




Entaillée, à même la peau, jolie cicatrice,
enflammée, perle rougie, sortie du brasier,
embarquée, prête à froisser du papier,
envolée, jamais tranquille, tentatrice...




entraînée dans ce sillon à me trouver charmant,
encadrée de mes mains malhonnêtes,
encensée par mes cris, parfums de tête,
emballée ne savant plus dire que «  ruban »...







alex_88


Crédits photos : Curad /  Alex
Texte : Modimo

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24 octobre 2008

Ne me dis à personne...

 


Lasse_11



Ne me dis à personne,

il n’y a rien à raconter,

des épines et pas de couronne,

et ne pas savoir danser…


 

 

Pas de merci, pas de pitié,

que le tranchant de la lame,

le cri qui me rappelle l’acier,

une main qui étouffe la flamme.


 

 

Ne souffre rien que je ne te ferai pas,

pas de plaintes inutiles,

mon pays étrange supporte tant d’états,

mille nuits dans un battement cils.


 

 

Ne me dis à personne,

le corps à la dérive,

les mots qui chavirent,

et la tête qui bourdonne…


 

 

Ne me raconte surtout pas l’utile,

le piège du garde manger,

les pieds en dedans, le corps dans la file

mon envie de pleurer…


 

 

Mon âme est à hue et à Dieu,

tout me remue en dedans,

le corps de ce vieil enfant

et son goût pour le feu…


 

 

Personne ne pourrait le croire,

j’emprunte des peaux sur un cintre,

mon ombre au tableau arrive trop tard,

comme le repentir du peintre…


 

 

Ne me dis à personne,

fais moi grâce de croire en ma pudeur,

qu’importe les braises de mon cœur,

par ici, il ne passe plus personne…


Aaron_Azzer

 

 

Crédits photos : Lasse /  Aaron Azzer.

Texte : Modimo

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18 septembre 2008

Au revoir ...

 

s_po



Au revoir…

 

 

Au bas de la page, à la fin du verso,
reprendre ton souffle, enfin plutôt le mien,
comme quelques mots qui me lâchent la main,
une façon de se dire que tout était trop beau…

 

 

 

Au bas de la falaise là où commence la rive,
celle d’en face est noyée de brouillard,
celui qui crie n’est jamais celui qui part,
à un battement d’elle , pas une âme qui vive…

 

 

 

Au bas, au bas comme si l’adieu s’habillait léger,
un goût de déjà vu qui pourtant m’en fait voir,
fermer les yeux sur un dernier baiser,
Ce n’est plus l’été et l’automne arrive trop tard…

 

 

 

 

Au bas de cet amour monstre, la dernière offrande
la vie qui prend l’eau de toutes parts,
c’est juste cette apnée que j’appréhende,
et puis l’ivresse du désespoir …

 

 

 

Au bas ,au bas, mais pas à tes pieds
une ombre qui passe sous cette porte
glisse dans la nuit et puis disparaît,
les étoiles ont - elles peur dans le noir ?

 

 

 

Au revoir …

 

 

 

 

 

au_

 

 

Crédits photos et texte : Modimo

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25 avril 2008

Nos futurs...


Matija_Mprajo




Mon amour, tu te mettras en avant,
nous échangerons nos places,
si je manque à toutes tes audaces,
tu corrigeras le sens de mes accents…

 

 

 

 

Mon amour, tu me tiendras à bout portant,
nous effacerons les traces,
si je ne te fais plus face,

tu sauras m’amener sur un terrain glissant…

 

 

 

 

Mon amour, tu prendras le sens du vent,
nous partirons à la chasse,
si je ne tiens plus en place,
tu me rappelleras le goût du sang…

 


 

 

Le temps de rien, nos futurs,
j’ai juste un peu peur de leurs morsures…

 

 

 

Mon amour, tu m’aimeras en passant,
nous limiterons la casse,
si je trouve la vie dégueulasse,
tu me diras comme je peux être blessant…

 

 

 

Mon amour, tu me trouveras indécent,
nous enlèverons nos cuirasses,
si je ne rends pas grâce
tu trouveras comment me mettre à cran…

 


 

Mon amour, tu passeras devant,
nous oublierons la couleur de nos angoisses,
si je me fais moins vorace,
tu viendras me parler du présent…




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Crédits photos : Matija Mprajo / Modimo
Texte : Modimo

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23 mars 2008

Fermeture de Blog...

Aff.: AINSI c/FRANCE TELECOM & autres

N/Réf.: interdiction des références illicites à dénomination de COLLIN



Cher Monsieur,







Suite à mon précédent courriel en date du 7 mars il vous est en définitive par moi en tout état de cause laissé le

délai de trois mois constamment accordé par les Tribunaux suivant l'usage régulièrement suivi pour rechercher

une dénomination disponible et licite avec l'aide éventuelle d'un Conseil en propriété industrielle afin de vous gui-

der surtout dans l'analyse des antériorités existantes.


Je vous souhaite bonne réception du présent.


Je vous indique que je ne manquerais en toute hypothèse au-delà de la période pas de reprendre mon entière li-

berté.


Je vous rappelle à toutes fins s'il en était besoin à cette occasion que le principe en reste que si vous violez la loi

vous serez sanctionnés après.


Veuillez agréer,cher Monsieur,l'expression de mes salutations distinguées.




Yves COLLIN

dirrcoll@ainsi.fr


Ce monsieur veut me faire fermer mon blog parce que le mot Ainsi figure dans le titre et qu'il a déposé ce nom au titre de propriété intellectuelle, on croit rêver et pourtant on ne rêve pas, ce Monsieur me harcèle de mails depuis des mois, j'ai beau lui expliquer que je ne vends rien sur mon blog, que je ne fais que du jonglage de mots et du partage de mes émotions, voici le dernier mail reçu et son adresse mail, j'hésite à fermer ce blog devant tant de haine et de mercantilisme, est-ce ainsi que les hommes vivent ?, mon blog porte bien son nom et ces attaques viennent légitimer son existence, je n'ai pas demandé de referencement sur le nom Ainsi et je ne vois pas comment je pourrai changer cet état de fait sans donner la mort à mon blog pour faire plaisir à cet homme, curieux destin de faire place à un hypermarché du net par la suppression d'une épicerie des mots.

Je suis juste écoeuré...



Merci à tous...





H_099b

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06 décembre 2007

Souviens-toi...

 

Piotrek_9







Souviens-toi,
nous mettions nos vies dans le décor,
nous nous frottions sur des murmures,
nous nous accordions sur la couleur des armures,
nous voulions de tout l'envers et puis l'or,
souviens-toi...

 

 

 

Souviens-toi,
nous savions nous retrouver au port,
nous nous passions de boussole et de mesure,
nous nous gardions de nos blessures,
nous volions de nos ailes, jolis transports,
souviens-toi…

 

 

 

Souviens-toi,
nous parlions de mots perdus, d’anciens trésors,
nous nous voyons comme des chercheurs d’obscur,
nous nous lovions dans des lits jusqu’à l’imposture,
nous tentions de renommer sans cesse l’Amor,
souviens-toi…

 

 

 

Souviens-toi,
nous ouvrions nos portes à tout ce qui dévore,
nous nous tenions debout couverts de peinture,
nous nous voulions indiens jusque dans la capture,
nous serrions nos mains tellement fort.
souviens-toi…

 

 

 

Souviens-toi,
nous prenions le temps d’éviter les remords,
nous nous sauvions bien avant la censure,
nous nous moquions de tout ce qui dure,
nous partions sans attendre le confort,
souviens-toi…

 

 

 

Souviens-toi,

 

nous chantions pour avoir moins peur de la mort,
nous nous aimions pour le goût des griffures,
nous nous touchions jusqu’à la luxure,
nous dansions sous la lune jusqu’à l’aurore,
Souviens-toi…


automne_3_098

Crédits photos : Piotrek / Modimo
Texte : Modimo

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01 octobre 2007

J'écrirai mieux demain...

 

 

 


Salvador_Sabater





J’écrirai mieux demain, j’y verrai plus clair,
j’ai lu dans tes yeux, comme une impression,
tu sais, c’est humain, de guetter la lumière,
j’y ai vu comme un feu, bien mieux qu’un néon.

 

 

 

 

 


J’écrirai mieux demain, je serai moins fier,
j’ai croisé les adieux, comme une négation,
tu sais en chemin, des aveux sommaires,
j’en ai perdu le peu, l’essence de l’émotion.

 

 

 

 

 

 

J’écrirai mieux demain, j’aurai passé l’amer,
j’ai failli faute de mieux, sombrer pour de bon,
tu sais, il est si malin , ce mot solitaire,
je suis presque dangereux dans cet abandon.

 

 

 

 

 

 

J’écrirai mieux demain, je reprendrai l’affaire,
j’ai oublié les règles du je, au péril de mon non,
tu sais, tendre la main, au plaisir de la chère,
je me suis penché au mieux, mais sans crayon.

 

 

 

 

 

 

J’écrirai mieux demain, je toucherai l’éphémère,
j’ai oublié ce vœu, l’instant volé du vagabond,
tu sais comme ceux qui ne parlent que d’hier,
je suis sur le point de démarrer l’illusion.

 



 

 J’écrirai demain à l’ombre de ton nom,
j’aurai l’âme moins brouillon…



Esten

 

 


 

Crédits photos  : Salvador Sabater /  Esten
Texte : Modimo

 

 

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27 mai 2007

En question...


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Réponses à Belle...




1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne : "Si je me suis toujours méfié de Freud, c'est mon père qui en porte la responsabilité: il racontait ses rêves à ma mère, et me gâchait mes matinées." Cioran "Aveux et anathèmes".


2) Sans vérifier, quelle heure est-il ? 22 h 00


3) Vérifiez : 21 h 54


4) Que portez-vous ? Du noir et du gris...


5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ? Les réponses de Belle à ce
questionnaire.


6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ? Le bruit des voitures qui passent dans la rue.

7) Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait ? Ce midi pour aller chercher du pain, la ville était vide si ce n'est quelques touristes, il pleuvait, j'ai vu quelques photos à faire, j'y retournerai...

8) Avez-vous rêvé cette nuit ? Sans doute, mais pas de souvenirs précis.

9) Quand avez-vous ri la dernière fois ? Ce soir à une blague de ma fille.


10) Qu'y a t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ? Un horrible papier peint et un calendrier de 2006, je me moque du décor où j'écris...


11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ? Tout ce que je veux ne s'achète pas.


12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ? History of violence


13) Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ? Le monde est étrange et pas seulement aujourd'hui.


14) Que pensez-vous de ce questionnaire ? Il en vaut bien un autre...mdrrr.


15) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore : Hum, ceux qui me connaissent en savent déjà trop... ahhh si, je deteste les tripes à la mode de Caen...


16) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ? C'est une fille... alors je dirais ses autres prénoms : Léa , Salomé.


17) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ? Louis.


18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ? Oui, dans le Montana.


19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ? " je vais vous étonner.."


20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ? La haine...


21) Aimez-vous danser ? Oui mais seul, j'aime trop les gens pour leur faire subir ce spectacle.


22) Georges Bush ? Bientôt plus qu'un mauvais souvenir...


23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardé à la télévision ? Un extrait de la remise des prix à Cannes.


24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ? Morgane, Véro, Pousse mousse, Jujuk... si elles ne l'ont pas déjà fait...par avance pardon...




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Confidences et photos : Modimo

 

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19 février 2007

La foire aux inutiles...

Esmahan_Khoz






J'écrivais des mots à l'ombre des orages,
le coeur pris et la tête dans les branchages,
le ciel ne m'a rien appris et pourtant
je sauvais au vol quelques rêves galants.



Maintenant, je trône à la foire aux inutiles,
roi des courants d'air, perché sur un fil...



Je me tenais bien au de là des nuages,
un être ange bien revenu des ombrages,
le temps qui m'avait gâté est partant
l'eau vive ne s'arrête pas trés longtemps.


Maintenant, je trône à la foire aux inutiles,
roi des courants d'air, perché sur un fil...



Je me faisais plus malin que les présages,
jouer l'opportun dans la gare de triage,
et les transports me donnaient gagnant,
sous tous les points que je reliais enfant.



Maintenant, je trône à la foire aux inutiles,
roi des courants d'air, perché sur un fil...



Je ne savais plus rien des mots de passage,
de tout ce blanc qui envahit mes pages,
ma bouche qui n'est plus dans son élément
se tort, il n'en sort plus que du vent...



Ali_Shokri

Crédits photos : Esmahan Khoz / Ali Shokri
Texte : Modimo


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23 janvier 2007

Je me désaile...

Erlend


Je me désaile...


Je me désaile puisqu'il le faut,
mes mots ne prennent plus l'envol,
je m'interdis le ciel, et le très haut,
la vie me ramène ici par le col.


Je me désaile mais pourquoi faire,
la vue d'ici est souvent si banale,
et je reste sous ces jets de pierre
à rêver de mes anciennes cavales.


Je me désaile sans plus d'illusions,
j'apprends le détachement en vain,
la mémoire tenace me chante son nom,
je guette encore l'ombre de sa main.



Je me désaile mais sans violence
pâle revenant de cet obscur  désir,
je m'enlève un peu de suffisance,
juste ce qu'il faut, pour mentir.


Je me désaile pour pouvoir vivre
garder des étoiles dans les yeux,
rejouer l'inutile comme dans les livres,
puis continuer à donner de mon mieux



Je me désaile...


7_mai_2006_058g

Crédits photos : Erlend / Modimo


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