20 septembre 2009
Tu pares à tout ...

Tu pares à tout, de toutes parts,
ça dore à tout va dans cette pièce,
tu joues à tout, même au hasard,
la mort qui va et vient sans rien qui cesse...
Tu pars à tout, de tous les départs,
ça se gare n’importe où les caresses,
tu piques un fard, en joue des histoires,
à chaque train qui passe, tu te blesses...
Tu pars de rien jusqu’à moi,
racontes moi jusqu’au bout de tes doigts ...
Tu pares atout coeur, me prend à part ,
faire le mur pour l’amour du son , yes,
tu lèves le camp, tu me veux hussard,
la lueur dans tes yeux me dit que ça presse...
Tu pars atout, la chance est une brève de comptoir,
faire le bien, c’est s’attacher à une promesse,
tu sens ce vent qui balaie la rumeur de la fanfare,
à présent, tu vois toutes mes faiblesses...

Crédits photos : Bulent / NC
Texte : Modimo
12 septembre 2009
Pêle-mêle ...

Pêle-mêle, tu viens, qu’on se mélange,
il me vient comme un dessein étrange,
le corps par dessus à la saison nouvelle,
des gestes lents jusqu’à se couvrir d’étincelles...
Pêle-mêle, tu sors de cette nuit, en nage,
baigneuse infidèle, entre deux eaux sauvages,
remonter la pente, goutte à goutte, saliver,
sous le loup, des nuées sous le ciel à enjamber…
Pêle-mêle, tu me courbes au creux de tes songes,
s’adonner au divin et mesurer son allonge,
c’est sans fin de passer au rouge, sans label,
petit animal égaré, amateur de dentelles...
Pêle-mêle, tu démêles l’écheveau de tes ailes d’ange,
border le ciel de baisers et se bruler à l’orange,
je sens ton souffle venir à bout de ce brasier,
il ne reste plus qu’à trembler, je suis touché ...

Crédits photos : Osman / Bulent
Texte : Modimo
05 septembre 2009
Je me rends flou ...

Je me rends flou,
à force passer par dessus bord
la tête et puis le corps,
tout bascule doux...
Je suis bien flou,
regardez comme je bouge encore,
les bras, les yeux sans efforts,
l’ébauche du remou...
Je m’en floue,
de toutes ces manières,
même celles où je joue le fier,
et passe pour un fou ...
Je m’en floue,
de ces jeux sans dessert,
de mon goût pour l’enfer,
et ses rouges bijoux...
Je suis bien flou,
sur les contours, les abords,
pas la moindre trace de remords,
même en dessous...
Je me rends flou,
ceux qui ne m’aiment pas, m’adorent,
ce n’est pas que je sois si fort,
bien moins que vous ...

Texte et mots : Modimo




