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Est-ce ainsi que les Hommes vivent ?

délires, digressions, sensations, à la recherche d'une existence , animal à sociabilité réduite.

27 décembre 2008

Qu'on en finisse ...

Caroll__Cardiovet



 

 

Qu’on en finisse,

les robes longues et le strass,

mes yeux plus jamais ne brillent,

c’est pour toi que je me déshabille,

je vais aller faire ma dernière passe...

 

 

 

 

 

 

Qu’on en finisse,

le bois flotté sur la grêve,

je n’ai même plus d’orgueil,

je ne ramasserai pas ce deuil,

l’écume se passera de ma fièvre...

 

 

 

 

 

 

 

Qu’on en finisse,

que l’impact porte ses fruits,

il faut vider son sac et finir à pied,

encore un pas de plus, pour un baiser,

l’amour c’est le bouquet et son panier garni...

 

 

 

 

 

 

 

Qu’on en finisse,

l’orange sanguine du couchant laisse une trace

je ne sais même plus comment je m’épêle,

je suis cassant, fragile, je prends mon tour, je me fêle,

si tu te t’approches encore, je me casse...

 

 

 

 

 

 

 

Qu’on en finisse,

l’abîme est à saisir, c’est la saison,

le corps en kit, je me délite, je me démonte,

l’abominable hommes des neiges attend la fonte

je ne meuble plus ton salon...

 

 

 

 

 

 

 

Qu’on en finisse,

les accroches ne font plus le joli coeur,

le temps suspend mon vol,

je me balance et remonte mon col,

les minutes s’éparpillent en choeur...

 

 

 

 

 

Qu’on en finisse,

qu’on ferme les antennes,

mon amante est religieuse et après,

que je reste un insecte muet,

Il est temps de quitter la scène...


 

 

Zygios

 

 

 

Crédits photos : Carol Cardiov / Zygios

Texte : Modimo

Posté par modimo à 18:42 - Je passais comme la rumeur - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


06 décembre 2008

A nos étreintes ...

Daniel_Mazette_3

 


 

 

C’était dans la voiture,

le cuir sentait la luxure.

C’était le long des portes,

habillés mais qu’importe…


 

 

 

C’était dans l’ascenseur,

nous avions même joué au professeur.

C’était sur le parquet,

je crois bien que tu avais adoré…


 

 

 

C’était dans la lumière,

comme une traversée à découvert.

C ‘était dans le silence

plus rien n’avait d’importance…


 

 

 

C’était un soir d’hiver,

nous prolongions l’éphémère.

C’était au fond du couloir

à mesurer l’envie de nos écarts…


 

 

 

 

 A nos étreintes...


 

 

 

 

C’était même à l’envers,

pour tâter encore de l’enfer.

C’était voyager au bout de l’innocence,

et se moquer de nos évidences…


 

 

 

C’était se rouler dans la poussière,

et faire monter les enchères.

C’était le présent des imparfaits,

la grille ouverte aux échappés…


 

 

 

C’était au bord de la piscine,

sous le regard de la voisine,

C’était un matin dans la clairière,

plus tu m’aimes et plus je te serre…


 

 

 

 

C’était comme voler un fruit,

les lèvres avides de nos cris.

C’était de l’indécence à portée de main

le ventre plein et avoir encore faim…


 

 

 

Mary

 

 

Crédits photos : Daniel Mazette / Mary

Texte : Modimo

 

 

Posté par modimo à 19:30 - Dans les bras semblables des filles - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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