...

Est-ce ainsi que les Hommes vivent ?

délires, digressions, sensations, à la recherche d'une existence , animal à sociabilité réduite.

06 décembre 2008

A nos étreintes ...

Daniel_Mazette_3

 


 

 

C’était dans la voiture,

le cuir sentait la luxure.

C’était le long des portes,

habillés mais qu’importe…


 

 

 

C’était dans l’ascenseur,

nous avions même joué au professeur.

C’était sur le parquet,

je crois bien que tu avais adoré…


 

 

 

C’était dans la lumière,

comme une traversée à découvert.

C ‘était dans le silence

plus rien n’avait d’importance…


 

 

 

C’était un soir d’hiver,

nous prolongions l’éphémère.

C’était au fond du couloir

à mesurer l’envie de nos écarts…


 

 

 

 

 A nos étreintes...


 

 

 

 

C’était même à l’envers,

pour tâter encore de l’enfer.

C’était voyager au bout de l’innocence,

et se moquer de nos évidences…


 

 

 

C’était se rouler dans la poussière,

et faire monter les enchères.

C’était le présent des imparfaits,

la grille ouverte aux échappés…


 

 

 

C’était au bord de la piscine,

sous le regard de la voisine,

C’était un matin dans la clairière,

plus tu m’aimes et plus je te serre…


 

 

 

 

C’était comme voler un fruit,

les lèvres avides de nos cris.

C’était de l’indécence à portée de main

le ventre plein et avoir encore faim…


 

 

 

Mary

 

 

Crédits photos : Daniel Mazette / Mary

Texte : Modimo

 

 

Posté par modimo à 19:30 - Dans les bras semblables des filles - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

C'était ? Un poème qui devrait toujours se conjuguer au présent... Je t'embrasse.

Posté par luciole, 06 décembre 2008 à 20:37

C'est bon de se sentir ingouvernable , et qu'importe l'endroit , quand on est submergé dans le voyage , comme une inodation de mains et de caresses .......
Joli texte qui me laisse rêveuse en ce matin .
Coucou Cèdulien .

Posté par cèdulie, 07 décembre 2008 à 08:52

En bref, c'était partout n'importe quand et dans n'importe quelle position ! Ah ces jeunes....
:-))

Posté par Mû, 08 décembre 2008 à 09:46

Bonjour

Que de souvenirs...brûlants !!! ... Il est bon parfois de se les remémorer...Ou se les inventer...juste le plaisir de se sentir encore vivant...vivant...

Douce et longue vie à Toi...Et bonne vibration...sourire...

Bisous...

Posté par Nathalie, 08 décembre 2008 à 13:21

.. .. .. .. .. ..

ici est un espace-temps comme...
comme suspendu entre deux à-pic...
La poésie (chutttttt!!!)... est aussi, surtout cela pour moi, ce cri serein, cet oeil du cyclone suspendu entre hier et demain... entre le nouveau et l’ancien...
c'est cet instant d'éternité au sein duquel la durée n’existe plus...
elle est ce qui fut et ce qui sera...
elle devient surtout ce qu’elle est...
délivrée de nos chaînes, elle tutoie notre infini...
ce grand mystère, notre coeur de cible qui palpite toujours et à jamais...
elle connecte ce qui est séparé...
elle a l’âge de nos atomes, qui ont l’âge de l’Univers infini...
elle est plus neuve que nous...
la poésie est un extase... nous maintient en équilibre (sourire)... elle nous soulève...elle résiste jusqu'à l'érosion du temps... quand notre souffle s'appuie sur son coeur,le notre lui, recommence à battre...
et c'est alors qu'autour de nous... tout arrête de mourir, et tout commence à changer..
oh! oui la poésie, la sauvage que je chérie, roule le temps de son hurlevent...
merci d'écrire... mais surtout de résister, et de continuer de battre ton coeur contre les murs ce cette chambre si particulière...

Posté par ... * * ..., 08 décembre 2008 à 18:32

C'était comme un souffle qui ne disait mots
une caresse frôlant des courbes de bas en haut
C'était toi et moi l'un en l'autre enchaînés
une danse folle dans un rythme effréné
C'était avant que tout bascule
une tendre histoire ridicule...
Ark...

Posté par R.D, 08 décembre 2008 à 19:18

....★

"C’était le présent des imparfaits,

la grille ouverte aux échappés…"

j'adore ces mots là, les autres aussi mais ceux là... Modi modi...sourire.

Posté par julie M, 09 décembre 2008 à 09:15

Julie...Julie...sourire.

Posté par Mû, 10 décembre 2008 à 12:11

Ou que se soit

qu'importe, pourvu qu'on ai l'ivresse...Bises à vous!

Posté par Prune, 11 décembre 2008 à 08:15

C'était en suspension
Comme un désir profond
C'était là ...en attente
A petits pas ...cette étreinte si présente!

C'était avec passion
Comme une envie terrible
C'était bonheur profond
Du bout des doigts...cette étreinte perceptible!

C'était déraison
Comme interdiction
C'était chaleur de deux êtres
Petites envolées de baisers dont on devient "maître"

Bises d'elle

Posté par Elle, 12 décembre 2008 à 09:10

Au bout du téléphone, il y a votre voix
Et il y a des mots que je ne dirai pas
Tous ces mots qui font peur quand ils ne font pas rire
Qui sont dans trop de films, de chansons et de livres
Je voudrais vous les dire
Et je voudrais les vivre
Je ne le ferai pas,
Je veux, je ne peux pas
Je suis seule à crever, et je sais où vous êtes
J'arrive, attendez-moi, nous allons nous connaître
Préparez votre temps, pour vous j'ai tout le mien
Je voudrais arriver, je reste, je me déteste
Je n'arriverai pas,
Je veux, je ne peux pas
Je devrais vous parler,
Je devrais arriver
Ou je devrais dormir
J'ai peur que tu sois sourd
J'ai peur que tu sois lâche
J'ai peur d'être indiscrète
Je ne peux pas vous dire que je t'aime peut-être


Mais si tu crois un jour que tu m'aimes
Ne crois pas que tes souvenirs me gênent
Et cours, cours jusqu'à perdre haleine
Viens me retrouver
Si tu crois un jour que tu m'aimes
Et si ce jour-là tu as de la peine
A trouver où tous ces chemins te mènent
Viens me retrouver
F Hardy

Posté par sophiecalle108, 12 décembre 2008 à 10:32

juste comme j'aime ! Bises

Posté par Sissi, 13 décembre 2008 à 21:24

Wow... une magnifique Ode à l'amour... Chapeau bas.

Posté par Letenastärë, 13 décembre 2008 à 21:44

Et si...

C'était une allée sombre dans laquelle ils s'engouffrent et qui va s'éclairant...
Des pressions contre un mur qui n'ont rien d'éphémères mais qui se donnent à être...
Des corps qui se parlent, s'invectivent de désir, se parlent avec les mains...
En des phrases sans mots, ponctuées de caresses...
Et si...

Posté par Catherine, 14 décembre 2008 à 00:26

Tchin !

Je lève mes vers à ces étreintes

Qui dans leur tourbillon nous font oublier
Tous ces endroits amoureusement traversés

Qui loin des doutes et des tourments
Nous font oublier l'espace et le temps

Qu'au souvenir des instants volés
Nous donnent envie de recommencer

Posté par Lhassa, 14 décembre 2008 à 17:43

Wouah!!!

très,très chouette ce texte là Modimo,et la photo!!! mince!!! j'aime beaucoup...Bonne soirée Modimo,j'aime toujours venir te voir....Bisous..

Posté par eve, 14 décembre 2008 à 18:22

C'était à l'envers, pour tâter encore de l'Enfer...
Moi, ce sont ces mots-là qui me parlent aujourd'hui...
Peu importe qui ou quand, vos mots se savourent, se choisissent, se dissolvent dans l'écran tactile de nos mémoires émues.

Posté par Cara Mia, 18 décembre 2008 à 14:17

Drôlement longues ces étreintes !
Clin d'oeil,

Posté par Mû, 21 décembre 2008 à 15:49

Toujours.
Jamais.
Toujours.

Posté par laparticule, 25 décembre 2008 à 14:29

Luciole : Tu as raison...je vais m'efforcer de retenir la leçon... bisous...

Cédulie : perdre ses repères, perdre la carte, oui, c'est si bon...merci à toi.

Mû : ah tiens donc... j'en apprends des choses...

Nathalie : tu as raison parfois le passé est embelli par nos souvenirs et c'est alors encore meilleur ...bisous...

* * : je résiste avec bien du mal...mais je suis encore là, merci...

R.D. : oui mais le ridicule ne tue pas...la preuve... :-)

Julie : oui...mais encore... sourires...

Prune : merci, ohhh oui l'ivresse...

Elle : j'aime tes envols...merci, bises...

SophieCalle : oui, on m'a offert son livre, je vais donc partager les secrets de Françoise... merci à vous ...

Sissi : je le savais...bisous doux à toi la voyageuse ...

Letanastare : merci...et belle révérence...

Catherine : ils se rappellent comme ils sont beaux et vivants... merci.

Lhassa : encore et encore, pousser le rappel plus loin...

Eve : merci de ton sourire, de ta gentillesse... bisous...

Cara : nos mémoires émues, tu as tout dit, mille merci...

Laparticule : c'est du Daho ça... mais oui... je t'embrasse.

Posté par modimo, 27 décembre 2008 à 19:17

Comme des bulles de mémoire qui se frôlent, s'enlacent et s'embrasent....
Des souvenirs brûlants....

Je t'embrasse.

Posté par cor@, 02 janvier 2009 à 21:50

Magnifique

Des photos et des textes pleins de sensualité on adore

Posté par Fleur Sensuelle, 29 janvier 2009 à 20:49

Bonsoir ,

c'est à mon tour de venir te rendre visite,me demandant qu'elle pouvait être notre "lien"....
cela ne pouvait que lui, ce cher Décadent....
Tes textes sont magnifiques....je prendrais plaisir à venir te lire régulièrement...
Celui-ci est une belle ode à la sensualité, à l'amour, à la liberté de les vivre où et quand bon nous semble....

Bises de L'insoumise

Posté par L'Insoumise, 22 février 2009 à 23:14

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