28 octobre 2008
Tag et alors chantons... mon cinq à neuf ...
et puis ... 3 de plus ...
24 octobre 2008
Ne me dis à personne...

Ne me dis à personne,
il n’y a rien à raconter,
des épines et pas de couronne,
et ne pas savoir danser…
Pas de merci, pas de pitié,
que le tranchant de la lame,
le cri qui me rappelle l’acier,
une main qui étouffe la flamme.
Ne souffre rien que je ne te ferai pas,
pas de plaintes inutiles,
mon pays étrange supporte tant d’états,
mille nuits dans un battement cils.
Ne me dis à personne,
le corps à la dérive,
les mots qui chavirent,
et la tête qui bourdonne…
Ne me raconte surtout pas l’utile,
le piège du garde manger,
les pieds en dedans, le corps dans la file
mon envie de pleurer…
Mon âme est à hue et à Dieu,
tout me remue en dedans,
le corps de ce vieil enfant
et son goût pour le feu…
Personne ne pourrait le croire,
j’emprunte des peaux sur un cintre,
mon ombre au tableau arrive trop tard,
comme le repentir du peintre…
Ne me dis à personne,
fais moi grâce de croire en ma pudeur,
qu’importe les braises de mon cœur,
par ici, il ne passe plus personne…

Crédits photos : Lasse / Aaron Azzer.
Texte : Modimo
18 octobre 2008
Aux amours limitrophes ...

Aux amours limitrophes,
A nos à peu prés, nos anicroches,
nos pleurs, nos avants, nos après,
aux mains glissées au fond des poches,
le poids d’un cœur et le reste de la monnaie…
A nos tentatives , toutes les encoches,
les mots couchés en travers du papier,
aux sœurs qui ne seront jamais proches,
le parfum, l’odeur de ces actes manqués…
A nos erreurs, nos corps de fantoches,
la sueur qui parle de nos excès,
le sort fait à tous nos reproches,
la lumière qui s’éteint dans cet après…
A nos mouvements, nos approches,
le bruit des corps dans un soir d’été,
aux peaux frottées à même la roche,
l’envie à vif et les cicatrices du passé…
A nos venues, nos allées, nos accroches,
à ce temps perdu, celui retrouvé,
au cœur de nos églises où rien ne cloche,
le bruit du cœur battant sur le pavé…
Aux amours limitrophes..

Crédits photos : Mehmet / Stjepan
Texte : Modimo
11 octobre 2008
Tant de manières...

Tant de manière de prendre le dessus,
de savoir y faire,
de jouer à qui sera le plus nu,
sans en avoir l’air…
Tant de manières de prendre le dessous
de saluer la lumière,
de s’offrir un peu n’importe où
en fermant les paupières…
Tant de manières d’en vouloir un peu plus,
de découvrir la terre,
de se laisser prendre au dépourvu
faire monter les enchères…
Tant de manières de trouver son chemin,
de sortir de cette volière,
de faire jouer l’ombre de ses mains,
décoller pour se plaire…
Tant de manières de s’ouvrir ,
de mettre le feu aux prières,
de ne plus savoir où on veut en venir,
le corps à la dérive dans cette affaire…
Tant de manières de savoir et d’oublier,
de vouloir renaître faussaire
de ne garder qu’une part de vérité
et manquer de vocabulaire…

Crédits photos :John Windswept / Rina
Texte : Modimo
03 octobre 2008
Faisons fissa ...

Faisons fissa, nos folies n’attendent que ça,
sous un porche ou sur le carrelage du salon
frôlons-nous comme des chats,
sans tarder, foutons le feu à ce futon…
Faisons--nous ça même à l’envers, tu vois,
ne parlons plus de ces contrefaçons,
nos effets partis, prolongeons le débat,
nos vrais défauts à la sueur de nos fronts…
Faisons fissa, les frissons tiennent les ficelles…
Faisons fissa, n’arrêtons pas là,
ne passons pas pour des aphones au fond,
sans s’attendre donnons de la voix,
de bas en haut, prêts pour une bonne action…
Faisons fissa, les frissons tiennent les ficelles…
Faisons du faste avant de faner sans aura,
la formule rapide, à s’emporter avec passion
quitte à se laisser déborder pour une fois,
fantômes un peu pressés dans de beaux draps…
Faisons fissa, fardons le temps d’éphémères ébats,
face à face, perdons nos facultés pour des frictions,
flattons nos instincts même ceux qui ne se disent pas,
ne manquons pas de finesse dans nos effusions…
Faisons fissa, les frissons n’attendent pas …

Crédits photos : Mehmet Tamer / Robert Davis
Texte : Modimo




