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Est-ce ainsi que les Hommes vivent ?

délires, digressions, sensations, à la recherche d'une existence , animal à sociabilité réduite.

24 septembre 2008

Est-ce ...


Tatiana_Bitir

 


 

Est-ce qu’on écrit pareil aux morts qu’aux vivants ?

Est-ce la façon de le dire, est-ce si important ?

Est ce nécessaire d’avoir le cœur si grand ?

Est-ce utile de se tenir pour avoir des sentiments ?

 

 

 

La pierre que je jette en route ira nourrir d’autres rêves,

un homme vient pour raconter mon histoire,

il suffit de prier pour qu’il ne soit pas en retard,

l’arbre a tant grandi, mon corps attend la relève…

 

 

 

Est-ce mentir que de se vouloir indifférent ?

Est-ce la saveur des choses qui vient en mordant ?

Est-ce le matin qui fait de nous des perdants ?

Est-ce le goût des voyages qui tue les princes charmants ?

 

 

 

Le chat passe sa patte pour annoncer la venue de l’orage,

un mot à la place d’un autre, l’ennui prend son temps,

il est tard mais jamais assez pour ne plus caresser le vent,

l’écho des vagues ne fait pas de quartier à mon naufrage.

 

 

 

Est-ce qu’on prend les trains pour devenir passants ?

Est-ce ta voix qui fait que je suis tremblant ?

Est-ce le fait de vendre son âme qui nous rends plus offrants ?

Est-ce souffrir que de s’ouvrir à ses penchants ?

 

 

 

 

 

Sorrow_2_

 

 

Crédits photos : Tatiana Bitir / Modimo

 

Texte : Modimo


Posté par modimo à 19:59 - Tout est affaire de décor - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


18 septembre 2008

Au revoir ...

 

s_po



Au revoir…

 

 

Au bas de la page, à la fin du verso,
reprendre ton souffle, enfin plutôt le mien,
comme quelques mots qui me lâchent la main,
une façon de se dire que tout était trop beau…

 

 

 

Au bas de la falaise là où commence la rive,
celle d’en face est noyée de brouillard,
celui qui crie n’est jamais celui qui part,
à un battement d’elle , pas une âme qui vive…

 

 

 

Au bas, au bas comme si l’adieu s’habillait léger,
un goût de déjà vu qui pourtant m’en fait voir,
fermer les yeux sur un dernier baiser,
Ce n’est plus l’été et l’automne arrive trop tard…

 

 

 

 

Au bas de cet amour monstre, la dernière offrande
la vie qui prend l’eau de toutes parts,
c’est juste cette apnée que j’appréhende,
et puis l’ivresse du désespoir …

 

 

 

Au bas ,au bas, mais pas à tes pieds
une ombre qui passe sous cette porte
glisse dans la nuit et puis disparaît,
les étoiles ont - elles peur dans le noir ?

 

 

 

Au revoir …

 

 

 

 

 

au_

 

 

Crédits photos et texte : Modimo

Posté par modimo à 23:30 - C'était un temps déraisonnable - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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