15 août 2008
A bientôt...

Photo : Modimo
A bientôt, soyez en vie, soyez en mots ...
Merci.
Modimo
Des liens ...

Des liens, des faits,
mais reste un peu tranquille
des liens défaits,
y a le feu partout en ville…
S’il suffisait de s’attacher
pour être un moins lâche
franchement ça se saurait,
je trouverai les mots sans relâche…
Des liens, des fées,
cette lumière qui se maquille
des liens défaits
comme un souffle sur tes chevilles…
S’il suffisait de s’engager
pour avoir un peu moins peur
maintenant, je te volerai
et je te collerai dans mon cœur…
Des liens, des fées,
dans tes cheveux traîne une brindille,
et l’odeur de la forêt,
à l’heure où tu te déshabilles…
S’il suffisait de se serrer
pour rapprocher les heures
je prendrai le temps et ses effets,
j’abandonnerai toutes couleurs…
Des liens, d’effets,
nos habits et les résilles,
des liens défaits,
je ne joue plus vraiment aux billes…
S’il suffisait de s’amender,
peut être même payer cash,
faire le tour des poignées,
se laisser glisser avec panache…
Des liens, des faits,
agir avant que tout fourmille,
des liens défaits,
être vivant quand tout vacille…

Crédits photos : Hajnalka / Slawek
Texte : Modimo
02 août 2008
Impair et passe...

Le Che m’embarrasse avec son béret
je n’aurai jamais son audace, jamais,
la vie est bien dégueulasse, je ne m’y suis pas fait,
à quoi bon que je t’enlace, je suis un homme dépassé…
Le type dans la glace n’en fini pas de glisser,
je regarde ses traces, je ne serai jamais en paix,
à la gare Montparnasse, je me suis trompé de quai,
à qui trop embrasse jamais ne s’en défait…
Le chagrin est vivace même en pleine été,
le parfum de la disgrâce se fait pourtant discret
j’habite une paroisse où on a cessé de prier,
mais la foi s’en fout que je rêvasse à l’ombre du péché…
A la porte du palace le tapis rouge est bien gardé
mon cœur se fracasse aux porte du palais,
je suis à la ramasse, je marche à pas feutrés
le silence me remplace aussi sûrement qu’un allié…
Le livre et sa foutue préface que tu ne liras jamais,
mes pas déjà s’effacent, le miroir n’a plus de reflet,
je boirai la tasse, la mer vient jusqu’à mes pieds,
ce soir à la passe, je passerai sous l’écume pour briller…

Crédits photos : Bo / Modimo
Texte : Modimo




