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Est-ce ainsi que les Hommes vivent ?

délires, digressions, sensations, à la recherche d'une existence , animal à sociabilité réduite.

24 mai 2008

Tout cela doit rester entre nous...

 


 

Agris

 

 

 

 


 

Tout cela doit rester entre nous,
cette façon de mal nous tenir
et puis comment nous vient le désir,
notre affaire de transferts et ses dessous…

 

 

 

Vois où l’indécence va se nicher,
elle ne se contente plus de notre lit,
sous-couvert, elle se mêle d’inédit,
notre orange est bien plus qu’un fruit…

 

 

 

Au creux de nous, la même vague,
le goût pour le sel et les voyages,
toutes les manières de s’aimer comme des barges,
nous nous attachons comme les algues…

 

 

 

Vois comme le souffre nous rend animal,
un peu bêtes et pris dans les phares,
mélangeant nos sueurs et nos regards,
nos sommes si prés de l’immoral…

 

 

 

Tout cela doit rester entre nous,
la saveur et l’envie qui nous bouleverse,
le château maudit et le bruit de la herse,
nos souffles dans la course jusqu’au bout…

 

 

 

 

Mandorallen

 

 

Crédits photos : Agris / Mandorallen
Texte : Modimo

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17 mai 2008

Ainsi ...

Pawel_5




Ainsi vont les chandelles aux jeux,
tant que je vois la flamme dans tes yeux,
ta brûlure est la mienne, je suis interdit
nos enfers portent les même habits…

 

Ainsi sur ce fil avec notre peur bleue,
funambules illusoires au-dessus d’eux,
regarde comme nos vertiges sont beaux d’ici,
sur nos hauteurs, vois comme je te souris…

 

 

Ainsi soit t’il, insistons un peu,
Revenons-y, si tu veux…

 

Incise cette douleur, fais de ton mieux,
bientôt je n’y verrai que des bleus,
glisse sous moi les mots que tu n’as jamais dits,
épines et caresses, je n’en serai pas guéri…

 

 

Insipides et songes laiteux,
les anges ne font pas long feu
assis sur le bûcher de l’ennui,
viens et replie tes ailes par ici…

 

 

Incisives et crocs venimeux,
berce-moi d’illusions si tu veux,
à mon cou, à mon bras, tu t’inscris,
si je souffre un peu, tu ralentis…

 

 

Ainsi soit t’il, insistons un peu,
revenons-y, si tu veux…

 

 

Ainsi va le monde, je n’y vois que du feu,
approche et penche-toi encore un peu,
je ne rendrai pas mon corps à l’ennemi,
les douves garderont le secret de nos agonies…

 

 

Ainsi sous le charme, je tremble, c’est heureux,
incidemment la nuit, je crois à nous deux,
mon amour, je ne suis plus qu’un cri,
éteins la lumière quand tu auras fini…

Francois_Michel

Crédits photos :  Pawel / Francois-Michel
Texte : Modimo

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13 mai 2008

Fais-moi l'article...

 

Rebecca_2




Fais-moi l’article, l’obscur sujet de tes désirs,
je te ressemble dans ce portrait tout craché,
tu me serres dans cette phrase, je suis troublé,
J’aime quand je ne sais où tu veux en venir…

 

 

 

 

 

Fais-moi l’article, le chaland aux belles demoiselles,
l’amour à l’étal pour un peu je m’oublierai,
le mensonge est ta vérité bien habillée,
et nu, je ne suis qu’un chagrin sans carousselle…

 

 

 

 

 

Fais-moi l’article, redis-moi mon nom,
dans un souffle, un murmure étouffé,
nous nous garderons dans un champs de secrets,
à l’abri, à l’abri de nos illusions…

 

 

 

 

Fais-moi l’article, mets-moi à l’affiche,
en quatre par trois que j’ai l’air plus grand,
promis, sur ma vie, je ne ferai plus l’enfant,
ou bien alors celui qui ne sait pas comment on triche…

 

 

 

 

Fais-moi l’article, déballe-moi tes arguments,
cette bretelle qui n’en finit pas de glisser,
j’ai la gorge un peu sèche tout s’est inversé,
une armée de frissons me rend impatient…

 

 

 

 

 

Fais-moi l’article, sors-moi de ma réserve,
sans plumes, nous jouerons au indiens,
nous chercherons toutes les pistes de la main,
si tu y mets du tien, je ne manquerai pas de verve…

 

 

 

 

 

Fais-moi l’article, donne-moi de tes nouvelles,
à chaque coin de page, touche-moi dans la marge,
feuille roulée sous tes lèvres, emmène-moi au large,
dans ce voyage nous n’oublierons pas le sel…

 

 

 

 

 

Fais-moi l’article, je serai du dernier cri,
homme obsolète à la mode de chez toi,
rossignol à ta fenêtre ne sifflant que pour toi,
ma cage et la tienne et nos baisers au ralentis…


Daniel_Mazette_3

Crédits photos : Rebecca / Daniel Mazette
Texte : Modimo

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08 mai 2008

A cru...

 

Rubaek_Palle

 


 


 

 

 

 


 

A cru mon amante a gémi,
nous faisions l’amour à la croque au sel,
je n’y tenais plus, au bord de l’étincelle,
nos corps qui déraillaient dans la nuit…

 

 

 

A cru la cavale était bien belle
le souffle court et la rosée aux flancs,
dans cette course au plus offrant,
nous jouions aux chevaux infidèles…

 

 

 

A cru, rivière sauvage et cheveux emmêlés,
eau de feu et corps à la dérive,
emmenés par nos approches furtives,
nous glissions dans ce lit sans après…

 

 

 

 

A cru mon ingénieuse s’ingénie,
les lèvres rougies par le mouvement,
elle perpétue la courbe de nos errements
et la somme de nos adresses en un pli…

 

 

 

 

 

A cru, elle a gravi la montagne aux ombelles
celle où je gis comme un soldat mort,
tant de batailles où je n’étais pas le plus fort,
sous ses draps qui me faisaient comme un ciel…

 

 

 

 

A cru mon échappée qui s’accroche,
de ses mains à mon ombre qui vacille,
je trône entre ses doigts, roi de pacotille,
dans mon sommeil, elle revient me faire les poches…

 

 

 

 

 

Abhijit_10

 

Crédits photos : Rubaek Palle / Abhijiit

 

Texte : Modimo

 

 


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01 mai 2008

Rouler des mécaniques...

 

Bakaro_2





Rouler des mécaniques…

 

 

Faire son barda, mettre les bouts,
fuir toutes ces machines à fric,
aller de l’autre coté de l’Amérique,
pour une fois, se tenir debout…

 

 

Fuir les écarts de conduite et la boue,
fondre ses mots dans de la brique,
foutre le feu et guetter la panique,
si le ciel se comporte parfois en voyou…

 

 

 

Feindre d’être un prince andalou,
faire la pluie et remplir des barriques,
insister pour ne pas oublier l’Afrique,
si le sort peut se noyer dans les remous…

 

 

Filer à l’Anglaise mais sans bijoux,
forcer quelques coffres en loustic,
fabriquer des rêves sans lexique
pour une heure déserrer les écrous…

 

 

Fausser compagnie au moindre des tabous,
flotter entre deux eaux sans logique,
prendre ces transports impudiques,
le souffle coupé de faire la roue…

 

 

Rouler des mécaniques…

 

 

 

 

 

cHlo_196

 

 

Crédits photos : Bakaro / Modimo
Texte : Modimo


Posté par modimo à 18:38 - Je passais comme la rumeur - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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