28 avril 2008
Pas grand chose à dire...

Pas grand chose à dire,
ce soir je remballe les instruments
de peur de faire une fausse note,
le silence me semble si important,
le temps de refermer ma porte,
je n’ai jamais su mentir…
Pas grand chose à dire,
pourtant je déborde de sentiments,
de la haine à la peur tout me revient,
c’est un peu la honte devant les gens ,
et si c’était juste le début de la fin,
tirer sur cette corde pour en finir…
Pas grand chose à dire,
je rappelle à tous les souvenirs qu’ils ne sont plus des
enfants,
qu’ils pointent aussi à l’usine,
qu’ici , nous ne jouons plus vraiment,
les rêves n’existent qu’en vitrine,
il ne sert plus à rien de courir…
Pas grand chose à dire,
les mots manquent à l’appel du rassemblement,
toute une armée d’absents presque fantômes,
la nuit décime un à un ce foutu régiment,
les livres ne l’ouvrent plus, pas de troisième tome,
je n’ai plus de voix pour l’écrire…
Pas grand chose à dire,
les minutes se tirent mais à blancs,
comme un froissement de vieux papiers,
ta parole est couverte par le bruit du vent,
la mort ne reste jamais les bras croisés,
j’essaierai bien de lui mentir…

Crédits photos : Leanne / Modimo
Texte : Modimo
25 avril 2008
Nos futurs...

Mon amour, tu te mettras en avant,
nous échangerons nos places,
si je manque à toutes tes audaces,
tu corrigeras le sens de mes accents…
Mon amour, tu me tiendras à bout portant,
nous effacerons les traces,
si je ne te fais plus face,
tu sauras m’amener sur un terrain glissant…
Mon amour, tu prendras le sens du vent,
nous partirons à la chasse,
si je ne tiens plus en place,
tu me rappelleras le goût du sang…
Le temps de rien, nos futurs,
j’ai juste un peu peur de leurs morsures…
Mon amour, tu m’aimeras en passant,
nous limiterons la casse,
si je trouve la vie dégueulasse,
tu me diras comme je peux être blessant…
Mon amour, tu me trouveras indécent,
nous enlèverons nos cuirasses,
si je ne rends pas grâce
tu trouveras comment me mettre à cran…
Mon amour, tu passeras devant,
nous oublierons la couleur de nos angoisses,
si je me fais moins vorace,
tu viendras me parler du présent…

Crédits photos : Matija Mprajo / Modimo
Texte : Modimo
19 avril 2008
L'étroit nous va si bien...

L’étroit nous va si bien,
si proches à se toucher,
nous nous laissons cerner,
le désir à portée de main…
J’essaie de rester concentré,
de ne pas lâcher ma faim,
de resserrer encore les liens,
je crois que tu m’as repéré…
J’abandonne l’idée de liberté,
dans ce rêve du commun,
bord à bord, je te rejoins,
je trouve juste la place de me frayer…
Je trouve si bien de s’y frotter,
en éprouvant nos besoins,
ensemble dans cet écrin,
je ne trouve rien de déplacé…
Je pense que je suis fou à lier,
trempés dans le même bain,
mêlant nos encres au matin,
je n’en finis pas de t’approcher…
L’envie de me mettre au parfum,
d’être dans ce cercle d’initié,
s’en tenir au plus prés,
l’étroit nous va si bien…

Crédits photos : Duki Zdenek / Modimo
Texte : Modimo
17 avril 2008
PLAGIAT ...
PLAGIAT ...
http://www.orangeblog.fr/web/jsp/blog.jsp?blogID=60862&dayFilter=2008-04-17
Photos, textes et même commentaires, tout est volé sans vergogne...
Photo : Modimo
12 avril 2008
Du bout des lèvres...

Du bout des lèvres s’égarer en chemin,
effleurer les limites, s’y glisser,
un moment de plus sans se presser,
se laisser distraire pour ton bien…
Du bout des lèvres tenter une autre approche
quand tu ne veux plus entendre parler de moi,
vagabonder tout prés de chez toi,
sous ta fenêtre, avec des mots plein les poches…
Du bout de lèvres suivre son instinct,
se trouver dans cet instant comme un animal,
l’eau à la bouche emporté par son élan,
aller jusqu’au bout de sa faim…
Du bout des lèvres gravir l’échelle des cris,
partir d’un souffle qui vient à point nommé,
quitte à s’évanouir si tu viens à jouer,
le désir nous laissera tous éblouis…
Du bout des lèvres murmurer des serments,
les voyages nous ramènent toujours au lit,
le cœur battant sans attendre la nuit,
l’impatience déshabille les amants…
Du bout des lèvres brûler d’envie,
ramener à la lumière tous les délices,
oublier ma peur et passer à la malice
quand soudain ma langue s’enhardit…

Crédits photos : Simon Simmer / Modimo
Texte : Modimo
06 avril 2008
Tu es nue et je suis habillé...

Tu es nue et je suis habillé,
tu vois bien plus loin que moi,
ce n’est pas si compliqué que ça,
si tu penches, je tombe et après…
Tu es nue et je suis habillé,
tu ne manques pas d’air et j’étouffe,
ce n’est pas le tout de jouer à l’esbroufe,
approche que je te dise un secret.
Tu es nue et je suis habillé
tu as le dessus et moi, je laisse faire,
ce n’est pourtant plus l’hiver,
dis-moi, comment sera cet été ?
Tu es nue et je suis habillé,
tu ne portes plus rien, je regarde,
ce n’est pas utile d’ y prendre garde,
mais je crois que je suis fou à lier…
Tu es nue et je suis habillé,
tu me prends pour l’instant,
ce n’est pas le plus important,
tant que tu m’as trouvé…
Tu es nue et je suis habillé,
tu as la fortune des innocentes
ce n’est pas rien, tu me hantes,
j’ai même gardé ton dernier baiser….

Crédits photos : Brian / Modimo
Texte : Modimo
02 avril 2008
Déteste-moi...

Déteste moi, déteste moi…
Jette moi de l’intérieur,
ma fenêtre est ouverte,
passe tout en profit et perte,
tu me connais par cœur…
Déteste moi, déteste moi…
L’amour c’est la plaie,
je me passerai des onguents,
j’en suis sur à cent pour cent,
j’ai du sang de navet…
Déteste moi, déteste moi…
Ma bouche ne garde pas les secrets,
peu m’importe que je me sabote,
la barque était pleine, je n’avais pas de bottes,
c’est donc à ma langue que t’en voulais…
Déteste moi, déteste moi…
L’amour me met mal à l’aise,
la rivière a quitté son lit,
nous manquons à nos intempéries,
je me rhabille pendant que tu me baises…
Déteste moi, déteste moi…
L’acier fait toujours la loi,
j’ai l’âme en plastique,
ce toc t’attriste, c’est pourtant si pratique,
je peux comprendre ça…
Déteste moi, déteste moi…
De l’étage où tu me tiens,
ce putain de vertige me tuera,
c’est comment la vie d’en bas,
jusqu’ici tout va bien, tout va bien…

Crédits photos et Texte : Modimo




