29 mars 2008
Ma manquante ...

Ma manquante, celle qui fait que je me dénombre,
la roulette qui tourne sans fin a un accent russe,
comme si notre histoire n’était déjà plus qu’un lapsus,
de case en case, je
tourne dans ce manège sombre..
Ma manquante, mon imper et mes passes au jardin,
le printemps s’annonce un peu plus chaque jour,
je n’ai rien oublié, ni ce parfum d’amour,
les fleurs du
désespoir poussent aussi sur le chagrin…
Ma manquante, cet
arbre à came qui joue l’illusoire,
de branche en branche j’apprivoise ma solitude,
je me suspends et abandonne mes dernières certitudes,
comme si l’heure était venue pour le grand écart…
Ma manquante, ma moitié disparue dans le miroir,
je n’ai rien perdu pour autant c’est étrange,
pas un de mes dix doigts, pas une phalange,
mais je n’écris plus tellement le soir…
Ma manquante, la vie s’absente au parloir,
je reviens à la grille des lettres à la main,
je sais qu’elle viendra sans doute demain,
le temps joue une étrange mélodie dans le noir…
Ma manquante, mon cœur, ma vie en rouge et noir,
comme une chanson de plus donnée à l’absente,
quelques notes jouées sur le dos de l’innocente,
nos noces funèbres pour amants en retard….

Crédits photos : André / Modimo
Texte : Modimo
25 mars 2008
J'écris...

J’écris sur une nappe en papier à l’hôtel du commerce,
quelques mots sans avenir,
ce qu’il me reste à tenir,
le verbe hésitant me tient lieu de promesse…
J’écris naufragé volontaire, un message de détresse,
une bouteille ne saurait suffire,
il m’en faudrait plus pour voir venir,
dans ce jour sans fin, je cherche l’ivresse…
J’écris en souvenir de la rue des Abbesses,
la mélancolie me fait parfois mentir,
je sais pourtant pourquoi le passé aime s’enhardir,
mes poches sont pleines de mes faiblesses…
J’écris ma flemme de vivre, ma paresse,
quand le dégoût se faire sentir,
je sens mes lèvres qui se laissent bleuir,
déjà un peu ailleurs, envahi de tristesse…
J’écris à cette femme dont je ne connais pas l’adresse,
pour tenter avec elle un dernier soupir,
venir à bout de mon silence et gémir,
ma peau se prête déjà pour la caresse…
J’écris pourtant je n’aurai jamais la sagesse,
ni l’idée de vendre mon sourire,
dans cette nuit, je viens m’éblouir,
j’écris, j’écris même au dos de ce ticket de caisse…

Crédits photos et texte : Modimo
Merci...
Merci de vos témoignages d'amitié, plusieurs pistes s'offrent à moi concernant mon problème,
je vais étudier tout cela et continuer néanmoins à poster, 3 mois avant... je ne sais plus trop quoi...
Mon soucis n'est pas important au vu de l'actualité de ces derniers jours, juste un symptôme de plus de cette société de consommation où tout se marchande, se possède, jusqu'à l'essence des mots les plus simples...
Modimo
23 mars 2008
Fermeture de Blog...
Aff.: AINSI c/FRANCE TELECOM & autres
N/Réf.: interdiction des références illicites à dénomination de COLLIN
Cher Monsieur,
Suite à mon précédent courriel en date du 7 mars il vous est en définitive par moi en tout état de cause laissé le
délai de trois mois constamment accordé par les Tribunaux suivant l'usage régulièrement suivi pour rechercher
une dénomination disponible et licite avec l'aide éventuelle d'un Conseil en propriété industrielle afin de vous gui-
der surtout dans l'analyse des antériorités existantes.
Je vous souhaite bonne réception du présent.
Je vous indique que je ne manquerais en toute hypothèse au-delà de la période pas de reprendre mon entière li-
berté.
Je vous rappelle à toutes fins s'il en était besoin à cette occasion que le principe en reste que si vous violez la loi
vous serez sanctionnés après.
Veuillez agréer,cher Monsieur,l'expression de mes salutations distinguées.
Yves COLLIN
dirrcoll@ainsi.fr
Ce monsieur veut me faire fermer mon blog parce que le mot Ainsi figure dans le titre et qu'il a déposé ce nom au titre de propriété intellectuelle, on croit rêver et pourtant on ne rêve pas, ce Monsieur me harcèle de mails depuis des mois, j'ai beau lui expliquer que je ne vends rien sur mon blog, que je ne fais que du jonglage de mots et du partage de mes émotions, voici le dernier mail reçu et son adresse mail, j'hésite à fermer ce blog devant tant de haine et de mercantilisme, est-ce ainsi que les hommes vivent ?, mon blog porte bien son nom et ces attaques viennent légitimer son existence, je n'ai pas demandé de referencement sur le nom Ainsi et je ne vois pas comment je pourrai changer cet état de fait sans donner la mort à mon blog pour faire plaisir à cet homme, curieux destin de faire place à un hypermarché du net par la suppression d'une épicerie des mots.
Je suis juste écoeuré...
Merci à tous...
16 mars 2008
De nous deux...

De nous deux, qui aura les mots crus,
les mots fauves qui s’échappent de la cage,
à l’heure où ils vont boire, oublient les usages,
de nous deux qui sera le plus mordu…
De nous deux qui mettra le feu aux étages,
l’escalier de secours est foutu,
le penchant prendra le dessus,
de nous deux qui sera le moins sage…
De nous deux qui aura les baisers les plus salés…
De nous deux qui se mouillera sous l’orage,
l’eau a souvent bien des vertus,
quand nos corps se mêlent d’ambigu,
de nous deux qui guettera les nuages…
De nous deux qui sera pris au dépourvu,
la peur ne se lit pas toujours sur les visages,
l’heure est venue de montrer son courage,
de nous deux qui viendra le plus nu…

Crédits photos : Abhijit / Modimo
Texte : Modimo
08 mars 2008
Au plus prés...

Au plus prés, dis-moi si je te serre,
de ce foulard ou bien mes doigts,
sous ce bandeau que tu entrevois
quels effets ça fait de se laisser faire…
Serre-toi, serment, sers-t’en de moi…
Au plus prés, j’apprends tes manières,
sous ce bâillon, je devine ta voix,
ces soupirs je ne les connaissais pas,
tout cela n’est pas pour te déplaire…
Serre-toi, serment, sers-toi de moi…
Au plus près, ça brûle sous tes paupières,
le feu qui te consume sous la soie,
c’est sur, il n’en restera pas là,
tu as beau ralentir, c’est déjà l’enfer…
Serre-toi, serment, sers-t’en de moi…
Au plus prés, je me colle à l’affaire,
plus de place pour y glisser quoi que se soit,
cette histoire se joue entre toi et moi,
j’ai l’impression que tu fais monter les enchères…
Serre-toi, serment, sers-t’en de moi…
Au plus près, ce ne sont pas des mots en l’air,
sur ta peau, ce sont bien mes bras,
nous voilà dans de beaux draps,
tu es ma folie, il n’y a plus rien à faire…

Crédits photos : Abhjijit
Texte : Modimo
01 mars 2008
Nos ombres...

Quand nos ombres chinoisent,
à se tortiller dans la fin du jour,
nos bouches n’arrivent pas en bout de phrase,
quand elles apprennent à faire l’amour…
Quand nos ombres s’échinent
à vouloir sortir de l’ombre,
nos corps prennent le mal à la racine,
quand je choisis d’être le sombre….
Quand nos ombres viennent à s’épauler,
dans ce bal incertain des amants,
nos peaux oublient de se nommer,
quand nous devenons imprudents…
Quand nos ombres s’évertuent
à s’unir à la nuit qui vient,
nos yeux incrédules s’exténuent
quand nous nous lâchons la main…
Quand nos ombres s’éternisent
à ne plus croire en l’heure d’hiver,
nos habits n’en font qu’à leur guise,
quand nous voulons être nus dans la lumière…

Crédits photos : Attila Canata / Modimo
Texte : Modimo
TAG...

Une personne, SeaCafé m'a taggué...
On dit que je dois installer les règlements que voici :
- Mettre le lien de la personne qui vous tag.
- Mettre le règlement sur votre blog.
- Mentionner six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même.
- Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant leurs liens.
- Avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées.
1 . Je ne peux m'empêcher de manger de la salade pendant que je la prépare, cela va sans dire qu'elle n'a pas encore d'assaisonnement et souvent, elle est même en cours de lavage.
2. Je déteste être en retard.
3. J'ai eu ma première amende pour excès de vitesse cet été, au bout de plus vingt ans de permis.
4.je parle beaucoup pour masquer ma timidité.
5.Ma table de chevet est encombrée de livres en cours de lecture ou à lire.
6. J'achète des carnets pour écrire mes idées de texte et je ne m'en sers jamais, j'écris sur de vieilles enveloppes ou sur la fin de mon chéquier.
Voilà pour le TAG force 6.

Maintenant...
7 secrets...
1. J'ai été Drag-queen le temps d'une soirée...
2. J'ai égaré ma voiture sur un parking d'hypermarché en ameutant tout le monde parce que je pensais qu'on me l'avait volé.
3. J'ai oublié que j'étais venu en voiture au travail et je suis reparti en bus, laissant la voiture sur le parking de l'entreprise toute la nuit, je m'en suis rendu compte le soir à 23 heures passées.
4. J'ai eu deux chats noirs, ils sont morts tous les deux très jeunes, heureusement depuis les autres vont bien, mais ils ne sont pas noirs.
5. Quand je répétais avec des amis dans le sous-sol d'un pavillon, les mères du quartier rentraient leurs enfants afin qu'ils ne puissent nous entendre, étonnant non ?
6.Une japonaise de Tokyo m'écoute le matin dans sa voiture en allant travailler.
7.J'aurai du mentir dans ce jeu, mais... même pas.
Seul entorse aux règlements, je ne taggue personne, si de mes ami(e)s de passage ont envie de répondre et poursuivre alors je les laisse libre...
Crédits : Manies et secrets à deux balles : Modimo
Photos : Modimo




