...

Est-ce ainsi que les Hommes vivent ?

délires, digressions, sensations, à la recherche d'une existence , animal à sociabilité réduite.

25 mars 2008

J'écris...


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J’écris sur une nappe en papier à l’hôtel du commerce,
quelques mots sans avenir,
ce qu’il me reste à tenir,
le verbe hésitant me tient lieu de promesse…

 

 

 

J’écris naufragé volontaire, un message de détresse,
une bouteille ne saurait suffire,
il m’en faudrait plus pour voir venir,
dans ce jour sans fin, je cherche l’ivresse…

 

 

 

J’écris en souvenir de la rue des Abbesses,
la mélancolie me fait parfois mentir,
je sais pourtant pourquoi le passé aime s’enhardir,
mes poches sont pleines de mes faiblesses…

 

 

 

J’écris ma flemme de vivre, ma paresse,
quand le dégoût se faire sentir,
je sens mes lèvres qui se laissent bleuir,
déjà un peu ailleurs, envahi de tristesse…

 

 

 

J’écris à cette femme dont je ne connais pas l’adresse,
pour tenter avec elle un dernier soupir,
venir à bout de mon silence et gémir,
ma peau se prête déjà pour la caresse…

 

 

J’écris pourtant je n’aurai jamais la sagesse,
ni l’idée de vendre mon sourire,
dans cette nuit, je viens m’éblouir,
j’écris, j’écris même au dos de ce ticket de caisse…


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Crédits photos et texte : Modimo

Posté par modimo à 15:17 - Je passais comme la rumeur - Commentaires [19] - Permalien [#]

Commentaires

    voilà tant de bonnes raisons de continuer d'écrire...
    jolies photos également

    Posté par lili, 25 mars 2008 à 15:43
  • ... .. ... ..

    a ce monde de sève froide…
    ton sourire réduit à néant…
    les murs où le don se calfeutre…
    tu as envie de crier…
    mais le silence recouvre tes pas…
    alors tu t’écris comme on se murmure…
    entre deux larmes de temps confondues…
    le cœur ouvert à toutes les brisures…
    palpite avec le vent qui te traverse…

    Entre trois caillots de sève mornifle…
    j’essuie le chaos de tes rêves de mon chiffon de verre…
    pauvres fous que nous sommes, à se croire arrivés au bout de l’amer…
    je descends de la Montagne me confondre dans la plaine…
    de ces mots qui font mal, mais qui sont diaboliquement beaux… ce qu'on n'écrie pas, s'imprime en nous…

    alors je le prends par le vague…
    par l’amer…
    tu vas où je divague…
    je vais où tu erres…
    égarés dans l’azur…
    loin de toutes terres…
    la nuit que je nargue…

    une goutte de sel roule sur ma joue…
    comme le sang des mots sous notre écorce vive…
    des B…

    Posté par ... * * ..., 25 mars 2008 à 15:57
  • Difficile d'ouvrir n'importe quelle lecture après ces mots dit.
    Il n'est point besoin de vendre un sourire,
    il se trouve dans ces vers.
    "Elle" lui répondra par un regard tendre.

    Je dois avouer que mon plaisir est double;
    dans le prolongement du billet il y a les com.
    ...**... je reste suspendue à vos points...

    Simplement merci !

    Lhassa

    Posté par Lhassa, 25 mars 2008 à 18:24
  • Coucou

    Oui! écris, écris encore...ne t'arrête pas et n'aies jamais l'idée de vendre ton sourire...offre le !
    c'est si bon de le donner et de le voir revenir enrichi des sels de la vie...

    Bisous

    Posté par Nathalie, 25 mars 2008 à 18:44
  • "J’écris à cette femme dont je ne connais pas l’adresse,
    pour tenter avec elle un dernier soupir,
    venir à bout de mon silence et gémir,
    ma peau se prête déjà pour la caresse…"


    Juste ces quelques mots d'une malhabile...d'une lointaine...qui le reste...

    Tu sais....Bises...................

    Posté par Christine, 25 mars 2008 à 18:47
  • "A la fin tu es las de ce monde ancien,
    bergère Ô tour Eiffel,
    Le troupeau des ponts bêle ce matin..."
    C'est "Zone" d'Apollinaire et de grands pans m'en reviennent après avoir lu tes mots. Ce poème si beau, qui donne envie d'écrire, et aussi de pleurer !
    "...Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie
    Ta vie que tu bois comme une eau de vie..."
    Aujourd'hui tes souvenirs de la rue des Abbesses, et cette femme à qui tu écris - tu ne connais pas son adresse - m'emmènent de ce côté là...
    L'ombre d'un funambule, qui tangue contre le ciel gris...
    Et ça continue (pardon de prendre tant de place):
    "...Tu as souffert de l'amour à vingt et à trente ans
    J'ai vécu comme un fou et j'ai perdu mon temps
    Tu n'oses plus regarder tes mains et à tous moments je voudrais sangloter
    Sur toi sur celle que j'aime sur tout ce qui t'a épouvanté..."
    Ecris, écris encore... Merci.

    Posté par Belle, 25 mars 2008 à 19:45
  • Tu effeuilles si bien les mots...et tes poches en sont pleines...
    Ecrire afin de ne pas sombrer... écrire... écrire... écrire...

    Je t'embrasse.

    Posté par cor@, 25 mars 2008 à 20:13
  • et bien!!!!

    J'ai loupé pas mal d'épisode on dirait!!ne te laisse pas faire ni influencer par ces menaces..ça veut dire quoi??ça !!que tu aurais empiéter sur son nom?? c'est une pure invention pour pouvoir t'éliminer,sûrement par jalousie car ton succès est devenu important pour tes lectrices..Et si pas malchance il gagne!!recommence ailleurs MODIMO,mais ne lâche pas!!!je suis certaine que l'on sera nombreuse à te suivre...Bisous amical Modimo...

    Posté par eve, 25 mars 2008 à 21:32
  • Merci!!

    Ton com m'a fait très plaisir...bisous doux..

    Posté par femme, 25 mars 2008 à 21:34
  • "Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
    Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!
    Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise. "
    Charles Baudelaire

    Douce nuit à vous.
    Milène.

    Posté par Milène, 25 mars 2008 à 22:15
  • Tu vas sourire, mais il y dans tes mots une part de mon masculin dans mon féminin et mon féminin dans ton masculin...

    Non dans la "forme" du poème, mais dans son fond.. J'eusse été un homme, j'aurais aimé m'exprimer avec ta sensibilité..

    Il y a une quête dans ta poésie... je n'aurais pas la prétention de la deviner.. je la ressens, c'est celà je la ressens.. intensément.

    Parfois, il y a des gens qui sans se connaitre sont sur la même longueur d'ondes...

    Joli profil que cette photo !

    T'embrasse
    Marie

    Posté par Jezaria, 26 mars 2008 à 09:45
  • ta poétitude me va droit au coeur !!! qu'il doit être doux de vivre près de toi.

    Posté par mélimélo, 26 mars 2008 à 13:40
  • La voila donc, la douceur recherchée...je repars donc un peu appaisée et bercée par ce blues, ce Maudiblues que j'aime tant...tu es trés beau, sur cette photo! Bises =)

    Posté par caramel, 26 mars 2008 à 21:49
  • Tu me fais sourire avec tes tickets de caisse...Tu aimes donc tant tes chiffres ! rire !

    Il va bien avec mes humeurs de ces derniers jours ce texte ...
    Je t'embrasse tendrement Mon Pire...

    Posté par Céline M, 27 mars 2008 à 10:24
  • Toujours amant des bouclettes, je vois...

    Posté par Augreduvent, 27 mars 2008 à 11:27
  • Continu à écrire

    serait la première chose à te dire.

    gros bisous

    Posté par cheyenne, 27 mars 2008 à 15:08
  • Mot à mot...

    Et comme tu as raison, l'important est décrire encore et toujours, sur n'importe quel support même le corps...

    Je t'embrasse et te souhaite une douce nuit Modimo.

    Posté par Laudith, 27 mars 2008 à 23:19
  • douceur

    un blog tout en douceur, plein d'amour et de mélancolie... très jolies photos!

    Posté par rosie rose, 28 mars 2008 à 11:50
  • Lili : merci, les mots sauvent de tout et parfois même du ridicule...

    * * : tes mots me vont dessous la veste et me tiennent chaud, merci...

    Lhassa : j'ai la chance souvent d'avoir des commentaires qui valent largement mes mots, merci...

    Nathalie : tu sais que je ne vends rien... bises...


    Christine : merci à toi de continuer à venir me lire, bises...

    Belle : ouahh ... merci à toi...

    Cor@ : merci, je sais que tu aimes les mots et qu'ils te le rendent bien...

    Eve : merci, tu sais, ce lieu a beaucoup d'importance pour moi, je ne crois pas que je ferai un autre endroit comme celui-ci, j'ai d'autres espaces pour mes photos mais les mots sont et passent toujours par là... je t'embrasse...

    Femme : de rien, continue à publier tes photos...

    Milène : que dire derrière Baudelaire ? Merci, merci à toi...

    Jezaria : Merci à toi, ce doit être une communauté d'âmes, d'âmes sensibles, je n'ai pas ton talent...encore merci.


    Mélimélo : je ne crois pas, mais je te remercie d'être passée...

    Caramel : merci, ne dis pas de bétises, je fais le malin comme d'habitude, guère plus... bises...

    Céline : oui, tickets de caisse, de bus, de train, tout est bon et puis mes chiffres, nonnnnn pitié !!!

    Augréduvent : hummm, oui, mais là il s'agissait d'une des poupées de ma fille, rien à voir avec tes bouclettes légendaires... bisous...

    Cheyenne : merci à toi, j'apprécie... Bisous...


    Laudith : écrire sur soi... j'ai un texte dans ce sens, si j'ose dire, merci, bon dimanche à toi, je t'embrasse....

    Rosie rose : merci, sympa d'être passée par ici...

    Posté par Modimo, 29 mars 2008 à 20:21

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