...

Est-ce ainsi que les Hommes vivent ?

délires, digressions, sensations, à la recherche d'une existence , animal à sociabilité réduite.

28 octobre 2007

Sans les mains...

 



Adam_Bolt







 

La question est de savoir
qui de l’être ou de du tenir,
quoi faire de ses écarts,
et jusqu’où je vais en venir…

 

 

 

Sans les mains…

 

 

 

L’enjeu est souvent de taille,
ce dialogue convenu me semble dépassé,
le doux est tombé dans la faille,
pour quelques mots de plus, bien léchés…

 

 

 

Sans les mains…

 

 

 

Les sens ont pourtant de la vertu,
celle de te rendre polie,
sous mes petits assauts, plus que nue,
ils te laissent à ma merci…

 

 

 

Sans les mains…

 

 

 

Pas d’attaches, le corps s’apprend
en bien plus de dix leçons,
mais j’y trouve de l’agrément,
tu sens venir, cet abandon…

 

 

 

Sans les mains…

 

 

 

Inlassablement, j’y reviens,
cueillir la passion de mes lèvres,
j’emprunte tous tes chemins,
je me guide à ta fièvre…


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Crédits photos : Adam Bolt /  Adrian
Texte : Modimo


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20 octobre 2007

Sous un papier cellophane...

 

Guido_Shagu






Sous un papier cellophane,
j’ai voulu me protéger,
des baisers des courtisanes,
de leur chaleur à s’incendier…

 

 

 

Sous un papier cellophane,
j’ai gardé quelques idées,
la rumeur de rêves diaphanes
et cet amour à contre pied…

 

 

 

Sous un papier cellophane
traîne encore un secret,
une âme sombre qui se damne
pour le parfum d’un jour d’été…

 

 

 

Sous un papier cellophane
s’essouffle un corps déjà entamé,
prêt pour le don d’organe,
la greffe ne saurait trop tarder…

 

 

 

Sous un papier cellophane,
j’ai planqué ce sablier,
le bruit des secondes qui se fanent
à laisser ce temps, m’oublier…

 

 

 

Sous un papier cellophane,
je me suis emballé,
pour un bouquet de pivoine,
je suis prêt à m’exiler…


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Crédits photos : Guido Shagu / Modimo
Texte : Modimo


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12 octobre 2007

Encore un baiser...

 


Norbert_Felzl





Encore un baiser,
encore un peu de peau,
encore s'oublier,
dévoiler tous les mots...

 

 

 

Encore retrouver
encore le long de ton dos,
encore s'aventurer,
revenir à l'assaut...

 

 

 

Encore s’évader
encore le bonheur indigo,
encore dépasser,
refaire mon numéro…

 

 

 

Encore se toucher,
encore jouer le héros,
encore s’inventer,
embellir mes défauts...

 

 

 

Encore s’émerveiller,
encore un pays sans repos,
encore se sauver,
rappeler aussitôt…

 

 

 

Encore un baiser,
encore glisser au verso,
encore s’attraper,
réveiller le corps des mots…

 

 

 

 

Steve_Chong

 

 

Crédits photos : Norbert Felzl / Steve Chong
Texte : Modimo

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06 octobre 2007

Ces petits nuages...

 


Jacqui







 

Je ne sais pas où vont me mener
ces petits nuages,
pour l’instant ils semblent me guider
en coin de page…

 


 

 

J’ai vu ce ciel d’orage m’atteindre,
des oiseaux de passage,
me toucher ou le feindre,
mon cœur à l’ouvrage.

 


 

 

J’ai lu ces signes à t’attendre
l’éclair dans les parages,
l’horizon à apprendre,
une trace de ton sillage.

 


 

 

J’ai cru aller jusqu’à t’étreindre
toucher du doigt ce mirage,
mes yeux n’ont pas su peindre
ce jour, ni trouver le langage.

 


 

 

J’ai pu parfois te surprendre
même te donner du courage,
le vent venait alors si tendre
te frôler comme un message.

 

 

 

Je ne sais où vont mener
ces petits nuages,
pour l’instant ils semblent me guider
en coin de page…

 

 

Waldemar

Crédits photos : Jacqui /  Waldemar
Texte : Modimo

Posté par modimo à 19:30 - Et leurs baisers au loin les suivent - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 octobre 2007

J'écrirai mieux demain...

 

 

 


Salvador_Sabater





J’écrirai mieux demain, j’y verrai plus clair,
j’ai lu dans tes yeux, comme une impression,
tu sais, c’est humain, de guetter la lumière,
j’y ai vu comme un feu, bien mieux qu’un néon.

 

 

 

 

 


J’écrirai mieux demain, je serai moins fier,
j’ai croisé les adieux, comme une négation,
tu sais en chemin, des aveux sommaires,
j’en ai perdu le peu, l’essence de l’émotion.

 

 

 

 

 

 

J’écrirai mieux demain, j’aurai passé l’amer,
j’ai failli faute de mieux, sombrer pour de bon,
tu sais, il est si malin , ce mot solitaire,
je suis presque dangereux dans cet abandon.

 

 

 

 

 

 

J’écrirai mieux demain, je reprendrai l’affaire,
j’ai oublié les règles du je, au péril de mon non,
tu sais, tendre la main, au plaisir de la chère,
je me suis penché au mieux, mais sans crayon.

 

 

 

 

 

 

J’écrirai mieux demain, je toucherai l’éphémère,
j’ai oublié ce vœu, l’instant volé du vagabond,
tu sais comme ceux qui ne parlent que d’hier,
je suis sur le point de démarrer l’illusion.

 



 

 J’écrirai demain à l’ombre de ton nom,
j’aurai l’âme moins brouillon…



Esten

 

 


 

Crédits photos  : Salvador Sabater /  Esten
Texte : Modimo

 

 

Posté par modimo à 22:45 - C'était un temps déraisonnable - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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