...

Est-ce ainsi que les Hommes vivent ?

délires, digressions, sensations, à la recherche d'une existence , animal à sociabilité réduite.

24 septembre 2007

Tout début...

 

Ardahan





Tout début,
Il suffirait d’une main, d’un trait de plus,
pour que s’allonge ce jour,
sur ce brin de vie et repasser dessus,
y voir une trace d’amour…

 

 

Il suffirait d’un baiser posé sur l’inconnu,
une ombre se détache sur le velours,
sous cette peau, un battement bienvenu,
s’y retrouver à chaque détour…

 

 

Il suffirait d’un regard croisé, c’est ambigu,
la craie crisse sur le dos du parcours,
à s’abandonner à la caresse, dévêtu,
du bout des yeux prolonger le contour…

 

 

Il suffirait d’un parfum, celui de l’imprévu,
le corps s’oubliant le temps de l’humour,
l’ombre s’avoue vaincue devant les impromptus,
s’en tenir aux apparences et voler un contre-jour…

 

 

Tout début,
Il suffirait de rien, d’un trait de plus,
pour que s’allonge ce jour,
sur ce brin d’envie et repasser dessus,
y voir une trace d’amour…

 

 

 

 

Abhijit_3

 


 

Crédits photos : Ardahan / Abhijit
Texte : Modimo

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17 septembre 2007

Pour un moment...



Daniel_3







Pour un moment, un long moment…

 

 

Quand tu poses ton regard par là, tout est plus beau,
encore un petit déjeuner sans toi,
je me penche à la fenêtre, regarde en bas,
tu sais, la pluie se méfie même du soleil de mes mots…

 

 

Pour un moment, un long moment…

 

 

 

Quand mes mains ne sont plus très sures,
je ferme les yeux et c’est toujours toi qui est là,
je m’incline dans une odeur de café et touche ton bras,
dans cette chambre où la passion se lit sur les murs…

 

 

Pour un moment, un long moment…

 

 

 

Quand le blanc ne veut pas parler de silence,
je souris à l’instant trouvé, au son de ta voix,
j’entre dans un songe, mais à petits pas,
c’est bien toi dans cette robe et tu danses…

 

 

Pour un moment, un long moment…

 

 

 

Quand le chiffre paire veut enfin dire quelque chose,
je tourne sur moi même, dans le vertige, te voilà,
je ne tente même plus de résister à tout ça,
ma belle illusion volée, tu entres en moi, je suppose…


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Crédits photos : Daniel / Modimo
Texte : Modimo

 

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15 septembre 2007

Bien possible cette histoire...

georg_15


 

Bien possible cette histoire,

 

 

Tes histoires de non dit laissent aux mots,
leur chance,
à la manière dont tu m’as écrit le long du dos
en silence…

 

 

Tes lèvres qui s’ouvrent à peine, pour un souffle,
en nuance,
tes mains qui prennent les rênes, se camouflent,
et avancent…

 

 

Nos gouttes de pluie en partage, nous laissent un répit,
entre deux sens,
la voix passe au delà des nuages, comme un cri,
qui s’élance…

 

 

Tes pas à peu lors de l’approche suivent l’étoffe,
en cadence,
ce diable au corps qui s’accroche, nous apostrophe,
de son impatience…

 

 

Tes instants si particuliers où le trouble te gagne,
tu y penses,
ce désir qui vient t’ habiter, là sous ce pagne,
une défaillance…

 

 

Bien possible cette histoire…

 

 

 

 

 

Pedro_Liborio


Crédits photos : Georg / Pedro Liborio
Texte : Modimo

 

Posté par modimo à 19:50 - Et leurs baisers au loin les suivent - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 septembre 2007

Mon château d'If...

 


 

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C’est un mélange d’histoire d’eau et de magicien d’ose,
le temps ravive les plaies, tout se passe dans le noir,
quand dans mes yeux défilent quelques fleurs de hasard ,
comme dans un roman d’Edgar, des nouvelles à l’ô de rose.

 

 

Mon château d’If

 

 

C’est un chapelet de perles laissé par une virtuose,
quand les amants surpris sont des fantômes sous la lune,
qu’au matin je me retrouve avec le parfum de la dame brune,
sur ma peau, quand elle est venue voir ma métamorphose.

 

 

Mon château d’If

 

 

C’est le tango maudit des amours qui prennent la pose,
la séance a repris, regardez comme ces rideaux s’agitent,
mes lèvres se portent à ce ciboire, à leur mérite,
finalement , je ne tiens pas à grand chose.

 

 

Mon château d’If

 

 

 

C’est le royaume perdu des paupières closes,
que je me trompe d’étage, et que j’en meurs embelli,
l’instant d’après, je démarre une nouvelle vie,
à peine marqué, à l’abri des ecchymoses.

 

 

Mon château d’If

 

 

C’est la nuit qui m’a appris toutes ces choses,
sur les traces de l’homme qui rit, politesse du désespoir,
toutes les larmes ont un prix, il faut le savoir,
après tant de bruits, mon silence s’impose…


 

 

 

 

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Crédits photos et mots : Modimo

Posté par modimo à 22:30 - Tout est affaire de décor - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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