28 juillet 2007
Quelques mots d'absence...

L'absence quand le silence entre dans la danse pour une habile révérence,
merci à tous et à plus tard...
Autrement dit...

Tu m'as glissé un coin de ciel sous mes paupières,
un autre refrain chanté en allemand
qui parlait de nuits et d'étoiles particulières,
ta peau m'a laissé presque inconscient.
Autrement dit, du haut de ce délire, tu m'esquisses...
Tu déposes tes baisers le long de mon cou,
comme autant d'amour à retardement,
mon bel attentat sans pudeur, tu me mets à genoux,
j'emprunte un chemin, celui des brigands...
Autrement dit, du haut de ma falaise, je dévisse...
Tu frôles mes épaules de ton souffle, entrée en matière,
ton approche me laisser deviner ton penchant,
nos atomes s'accrochent même dans le vent,
tes mots se nouent aux miens comme du lierre.
Autrement dit, du haut de ce pont, je lâche prise...
Tu me fais l'effet de vouloir venir à la proue
fendre la houle et me rendre touchant,
je tiens à rester par-là, sans dessus dessous,
tu tends la main pour voir comme c'est troublant.
Autrement dit du haut de ma falaise, je dévisse...

Crédits photos : Adrian / Maxim Ys
Texte : Modimo
24 juillet 2007
Je t'ai aimé...

Je t'ai aimé comme c'était pas permis,
à bouffer de l'absence comme si c'était un fruit,
je m'y prenais si mal à trainer sous cette pluie,
le ciel comptait sur moi, sans cérémonie.
Je t'ai aimé comme ça existait autrefois
à tenter l'impossible, le rêve à bout de bras,
je songeais à ce jardin où je retrouverai tes pas,
mais l'histoire ne disait pas si tu serais là.
Je t'ai aimé à dépasser l'envers de me nuits
comme un évadé au jour, j'étais ébloui,
je pensais que je ne serais jamais repris,
je déposais les armes pour quelques mots fleuris.
Je t'ai aimé comme si c'était la dernière fois
quand sur l'écran défilent des noms, en bas,
ton prénom crevait l'écran mais sans cinéma,
je me rappelais ton parfum, c'était plus fort que moi.

Crédits photos : Andréa / Modimo
Texte : Modimo
17 juillet 2007
Off ...

Approche un peu que je te fasse une offre
que tu ne pourras pas refuser,
tous mes secrets ne tiennent pas en place dans ce coffre,
ils s’échappent de tous les cotés.
Toi, et ton goût pour l’Off jamais égalé,
je te reconnais bien là, le souffle coupé…
Au plus proche, je me fais messager des bons offices,
les mots les plus cru reprennent de l’usage,
j’entends même quelques cris sortis de la cage
et pour un peu, je
t’en ferai des listes.
Toi, et ton goût pour l’Off jamais égalé,
je te reconnais bien là, le souffle coupé…
Au fond de mes poches, des envies de précipices,
les vertiges se donnent rendez-vous tout en haut,
pour les plus distraits, je monte même un échafaud,
quitte à voir la vie d’ici, autant faire un sacrifice.
Toi, et ton goût pour l’Off jamais égalé,
Je te reconnais bien là, le souffle coupé…
Approche au bord de ce trouble dans l’étoffe
je me prends pour ce héros à peine usé,
le regard déjà perdu de ses désirs limitrophes
si tu regardes bien, tu verras jusqu’où oser…
Toi et ton goût pour l’Off jamais égalé,
quand tu te penches, j’ai le souffle coupé,
je signe pour On…

Crédits photos : Michel / Modimo
Texte : Modimo
14 juillet 2007
Créature...

Elle me mène par le bout de son cou,
comme un appel à se retourner d’entre mes morts,
le temps de rien, d’un premier transport,
quand la vie nous invite à en voir les dessous.
Du coin de ses lèvres je croise un baiser fou,
un évadé de ce rêve qui prend enfin corps,
je fais le malin avant qu’elle ne s’évapore,
toucher le rose de l’histoire, quitte à en rester flou.
Quand j’y pense, c’est un point, c’est tout,
son envie d’en découdre quand elle m’explore,
petit diable sorti de sa boite de Pandore
ça ne fait pas un pli, elle en vient à bout.
Elle tire sur des ficelles un peu partout,
un peu pantin entre ses mains mais encore
c’est comme une danse à perdre le nord,
et s’aventurer sur l’envers, tout à coup.
Du moment qu’elle ne me met pas au clou
elle qui possède au fond de ses yeux un trésor,
je ne peux être que son accessoire dans l’aurore
avec mes mots frissons qu’elle lit dans un remous.

Crédits photos : Gamillah Photograhy Michael /Stephan Ubik
Texte : Modimo
11 juillet 2007
Ma part du rêve...

Ma part du rêve…
Sous l’emprise d’un frisson, je tremble,
comme un souffle étranger qui me découvre,
sur ma peau défilent ses doigts ensemble,
ils me laissent désarmé sur le chemin qui s’ouvre….
Ma part du rêve…
Sous la pluie comme un air de mousson,
elle joue quelques notes sur mes épaules,
un air de ne pas y toucher, une confession,
un mot de plus qui s’échappe et me frôle…
Ma part du rêve…
Sous le couvert du mot songe,
se dissimulent toutes sortes d’envies,
comme un petit animal, le désir me ronge
le corps sous ses évidences qui se rallie…
Ma part du rêve…
Sous le drap laisser venir ce joli fantôme,
qui se glisse dans cet après midi d’été,
une belle échappée de son royaume
qui file le temps d’un dernier baiser…

Crédits photos : Janosch / Salim Essack
Texte : Modimo
08 juillet 2007
Les 7 ...

1 : je prépare un album concept de 9 titres qui parlera d'une belle histoire d'amour...
2 : Mon film préféré reste Birdy d'Alan Parker bien que je n'aime pas les pigeons...
3 : Si je gagne au loto, enfin il faudrait que je joue plus souvent, j'aiderai un village d'Afrique,
il se peut que je le fasse sans gagner d'ailleurs...
4 : Mon odeur préférée est celle d'une pluie d'orage, la plus sensuelle...
5 : Je ne suis pas un poète, j'aurai aimé mais cela est bien au dessus de mes moyens...
6 : Mon univers quotidien est fait de chiffres, les mots sont pour mes nuits et mes rêves...
7 : Je reste un petit animal à sociabilité réduite...
Je refile le B.B. aux sept nains, et à Blanche neige mon amour...

Confessions et photos : Modimo
04 juillet 2007
Chair Obscure...

Chair obscure…
Je viens de l’ombre, de l’absence,
d’une envie de peau, sans lumière,
d’un solstice défendu, doux amer,
je cherche à masquer mes errances.
Chair obscure…
Je me guide à tes cris sans nuances,
vers cette piste un peu singulière
où tu danses, mon habile écuyère,
j’en oublie toutes mes résistances.
Chair obscure…
Je vibre, quoi que tu en penses
dans cet habit bien élémentaire,
oiseau de nuit sorti de sa volière,
perché au bord de l’imprudence.
Chair obscure…
Je souffle des baisers sur mon silence,
emporté dans cette danse corsaire,
mon drapeau noir vendu aux enchères,
le corps flottant sous influences.
Chair obscure…
Je tremble devant cette impatience,
ces allées et venues à découvert
où je perds tout ce parfum de mystère,
je viens sur ce terrain, chercher l’offense.
Chair obscure…
Je frissonne en sentant ta présence,
petite lueur qui se glisse sous mes paupières,
comme l’annonce d’un orage éphémère,
je suis l’arbre à manques, sans défenses.

Crédits photos : Esmahan Khoz / Tero
Texte : Modimo
01 juillet 2007
Et plus si infinités...

Au commencement était le verbe,
se regarder, s’approcher, s’aborder,
se pencher, s’entendre, s’écouter,
pour un peu en venir à rouler dans l’herbe…
Et plus si infinités…
Au début le tissus vient aux bords des songes,
se glisser sur la peau de la parfaite inconnue,
tenter tous ces gestes pourtant superflus,
pas encore l’idée de la couleur du mensonge.
Et plus si infinités…
Au commencement était le clin d’œil,
un petit défi lancé au temps qui nous dépasse,
cueillir l’instant avant qu’il ne s’efface,
comme un léger tremblement, sur le seuil.
Et plus si infinités…
Au début s’agiter avant d’agir,
petit rituel pour les délits d’initiés,
s’innocenter pour mieux pécher,
se douter un peu où on veut en venir…

Crédits photos : Stacey / Adrian
Texte : Modimo




