...

Est-ce ainsi que les Hommes vivent ?

délires, digressions, sensations, à la recherche d'une existence , animal à sociabilité réduite.

13 juin 2009

J'aime être en ton pays ...

Jon_Goyer



Je me suis fais porté pâle
pour mieux garder ton lit,
à caresser les fleurs du mal,
j’aime tant être en ton pays...


Je ne me suis pas vu si oisif
me voilà déplumé dans ton nid,
prêt à me rendre captif,
drôle d’oiseau à l’envers de ta vie...


Je ne suis pas né de la dernière pluie,
je prends l’eau d’envie, pourtant,
au coin de tes lèvres, c’est inoui,
ce goût d’y venir haletant...


Je ne sors pas de la lignée,
plutôt sur le chemin du vice,
sur ta peau jusqu’à l’orée,
m’éloigner du précipice...


Je me suis fait porté pâle
pour mieux garder ton lit,
à caresser les fleurs du mal,
j’aime tant être en ton pays ...


Passage_prot_g__

Crédits photos : John Goyer / Modimo

Texte : Modimo

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01 mai 2009

Mon amour ...



Heidi_Nabucket_3



Mon amour en pince pour un petit prince,
elle lui conte chaque soir une nouvelle histoire,
pourtant c’est elle qui a peur du noir,
je rêve qu’elle me coince mais mes chances sont minces...




Mon amour en croque pour les épices,
elle porte à sa bouche les fruits du péché,
ses mots ruissellent sur son corps sucré salé,
je rêve qu’elle me cuisine au pays de ses délices...





Mon amour en prend pour mon grade,
elle fait son insolente, à la langue bien pendue,
il parait même qu’elle me ballade à moitié nue,
je rêve qu’elle me sauve de la noyade...





Mon amour en vient parfois aux mains,
elle me montre l’étendue de mon innocence,
elle m’esquisse le temps d’un pas de danse,
je rêve qu’elle m’apprend à être argentin...





Mon amour en sait plus que je ne l’avoue,
elle me dit combien j’ai de grains de folie,
elle me connaît par coeur même mes anomalies,
je rêve qu’elle s’attache à mon cou...









Akkorn


Crédits photos : Heidi Nabucket / Akkorn
Texte : Modimo

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26 mars 2009

Du haut ...



Gmark






Du haut de mes immondices
ton parfum me semble si doux,
il a même l’odeur du précipice,
ça n’a rien d’officiel mais je suis fou ...




Le soleil se couche, je me lève,
mon ton est bien plus rebelle depuis toi,
c’est à l’heure des épaves que me vient la fièvre,
je me fous des orties comme de mon premier ébat...




Les murmures que je t’envoie viennent à la nuit,
pendant que d’autres dorment, je meurs de toi,
je fais de mon agonie, un incendie,
écoute comme je suis déjà feu aux abois...




Du moment que j’use un peu de salive
tout ce que je pourrai te dire pourra te retenir contre moi,
je ne sais que trop de quoi je me prive,
mes souvenirs me parlent déjà de toi...




Du haut de mes immondices,
ton amour a de l’allure, c’est insensé,
je me plais à être ton caprice,
tant que tu me sèmes à me récolter...





nos_migrations


Crédits photos : Gmark / Modimo
Texte : Modimo

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07 mars 2009

Tu m'as donné envie de me perdre ...



loic_3




Tu m’as donné envie de me perdre,

de foutre le feu au camp,
de faire corps avec le couchant,
mon corps a ta buée, je brûle,
tes envies viennent, me bousculent...




Tu m’as donné envie de me perdre,
de me prendre pour ton amant,
de vouloir être un fervant,
ivre de toi, je titube,
plus bleu que le danube...




Tu m’as donné envie de me perdre,
d’en avoir plein la bouche en te regardant,
les yeux pas assez grands, sans scrupules,
je passe mes mains sous ton pull...




Tu m’as donné envie de me perdre,
de ne savoir où donner de mon sang,
de tenter les délits les plus flagrants,
émerger à peine de l’étuve,
à mes lèvres, le fil de tes éfluves...




Tu m’as donné envie de me perdre,
d’avancer à découvert, en indécent,
de me montrer ainsi, chemin faisant,
venir en ton tropique, des Bermudes,
me fondre en regagnant ton sud ...








Marko_2


Crédits photos : Loic / Marko
Texte  Modimo

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21 février 2009

De fil en aiguille ...



Karl_8






De fil en aiguille, je m’en vais faire des entrechats,

suivre le jeu de la couture indocile,

tenter un nouveau crime sans mobile,

inconscient du vertige de me retrouver près de toi...


 

 

 

Au train où vont les choses, je déraille,

je crois même que dans l’instant, je m’égare,

pas de marin à l’horizon pourtant je pique un phare,

je me sens perdu dans cette revue de détails...

 

 

 

Un dernier appel, écoute, cela va de soi,

tout est ténu, si fragile,

funambule au dessus du péril,

tout en haut de tes bas...


 

 

 

Quelle idée de se retrouver sur la paille,

des coups à se sentir fébriles,

perdu sur le chemin de l’exil,

éblouis par l’envie qui nous tenaille...


 

 

 

De fil en aiguille, c’est le paradis que j’entrevois,

moi qui ne suis pas si habile,

je me retrouve à portée de cils,

un peu désuni mais dans quel état...



elias_3


Crédits photos : Karl / Elias

Texte : Modimo

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15 février 2009

Ce champs de coquelicots ...

Igor_4





 

Ce champs de coquelicots,

comme autant de baisers tombés en campagne,

je te murmure ces quelques mots,

juste avant que tu ne t’éloignes...

 

 

 

Je ne me retrouve plus dans ce paysage,

tout m’est inconnu, de retour au troupeau,

il ne me reste que le souvenir de ton dos,

la pluie a emmené jusqu’aux traces de ton visage...

 

 

 

Quelques notes de piano,

une histoire de touches qui me revient dans le noir,

une mélodie qui se la raconte ce soir,

la salle est vide, je me remets à flots...

 

 

 

Je me traîne dans le blanc de la page,

le coeur encore au galop,

en assassin, j’étouffe un sanglot,

je me lève embrumé, qu’il était beau ce mirage.

 

 

 

Je fus mordu mais je n’ai pas la rage,

à la pointe du jour, je m’essaie au diablo,

jusqu’à la nuit, je ne prendrai pas de repos,

pour une fois, je ne manquerai pas de courage.

 

 

 

Ce champs de coquelicots,

comme autant de baisers tombés en campagne,

je n’ai pas l’étoffe du taureau

pourtant tout ce rouge me venait de l’Espagne...


 

 

 

 

 

 

Fred_9

 

 

 

Crédits photos : Igor / Fred

 

Texte : Modimo

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04 février 2009

J'ai tourné la page ...



autre_page







J’ai tourné la page,
j’ai revu l’hiver
tout ce blanc qui me dévore,
comme un chien fou qui jamais ne se repose,
à mon flanc, quelques côtes ont sailli,
dessus, dessous, le battement est incertain...



Des colonnes de soldats habitués au silence
se mettent en ordre de marche,
ils viennent à toutes heures conquérir l’infortune,
pour quelques minutes, quelques secondes de vérité,
bataillon décimé à coups de ratures.
Ils s’enlisent dans des tranchées,
ils ignorent jusqu’à leurs noms,
ils ignorent jusqu’à l’idée du sacrifice,
ils s’en vont se faire croire à l’envie ...



J’ai tourné la page,
j’ai revu l’hiver
tout ce blanc qui me dévore,
comme un chien fou qui jamais ne se repose,
à mon flanc, quelques côtes ont sailli,
dessus, dessous, le battement est incertain...





009



Crédits photos et texte : Modimo

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10 janvier 2009

L'an neuf...

Curad







Embrassée, tes lèvres à peine éteintes,
embauchée pour l’emploi de mon temps,
embringuée dans cette fête de l’instant,
enivrée en vain à mon absinthe...



Embrayée, allée de l’avant, mortel transfert,
embuée, peau humide, donnée dans le flou,
envoyée singulière pour me mettre en joue,
embrumée dans mes matins pas très clairs...




Ensablée, émouvante, cherchant un grain de plus,
enfiévrée de ma maladie, tropicale mousson,
embrasée mais de mèche avec ce garçon,
encerclée traçant mon corps à mon insu...




L’an neuf nous voit venir...à l’envers...




Engagée involontaire dans mon champs de mines,
empêchée sirène indocile, revenue des bas fonds,
enragée, pas peu fière de m’avoir tenu front,
enrobée, à peine remise de ses habits sur l’échine...




Entaillée, à même la peau, jolie cicatrice,
enflammée, perle rougie, sortie du brasier,
embarquée, prête à froisser du papier,
envolée, jamais tranquille, tentatrice...




entraînée dans ce sillon à me trouver charmant,
encadrée de mes mains malhonnêtes,
encensée par mes cris, parfums de tête,
emballée ne savant plus dire que «  ruban »...







alex_88


Crédits photos : Curad /  Alex
Texte : Modimo

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27 décembre 2008

Qu'on en finisse ...

Caroll__Cardiovet



 

 

Qu’on en finisse,

les robes longues et le strass,

mes yeux plus jamais ne brillent,

c’est pour toi que je me déshabille,

je vais aller faire ma dernière passe...

 

 

 

 

 

 

Qu’on en finisse,

le bois flotté sur la grêve,

je n’ai même plus d’orgueil,

je ne ramasserai pas ce deuil,

l’écume se passera de ma fièvre...

 

 

 

 

 

 

 

Qu’on en finisse,

que l’impact porte ses fruits,

il faut vider son sac et finir à pied,

encore un pas de plus, pour un baiser,

l’amour c’est le bouquet et son panier garni...

 

 

 

 

 

 

 

Qu’on en finisse,

l’orange sanguine du couchant laisse une trace

je ne sais même plus comment je m’épêle,

je suis cassant, fragile, je prends mon tour, je me fêle,

si tu te t’approches encore, je me casse...

 

 

 

 

 

 

 

Qu’on en finisse,

l’abîme est à saisir, c’est la saison,

le corps en kit, je me délite, je me démonte,

l’abominable hommes des neiges attend la fonte

je ne meuble plus ton salon...

 

 

 

 

 

 

 

Qu’on en finisse,

les accroches ne font plus le joli coeur,

le temps suspend mon vol,

je me balance et remonte mon col,

les minutes s’éparpillent en choeur...

 

 

 

 

 

Qu’on en finisse,

qu’on ferme les antennes,

mon amante est religieuse et après,

que je reste un insecte muet,

Il est temps de quitter la scène...


 

 

Zygios

 

 

 

Crédits photos : Carol Cardiov / Zygios

Texte : Modimo

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06 décembre 2008

A nos étreintes ...

Daniel_Mazette_3

 


 

 

C’était dans la voiture,

le cuir sentait la luxure.

C’était le long des portes,

habillés mais qu’importe…


 

 

 

C’était dans l’ascenseur,

nous avions même joué au professeur.

C’était sur le parquet,

je crois bien que tu avais adoré…


 

 

 

C’était dans la lumière,

comme une traversée à découvert.

C ‘était dans le silence

plus rien n’avait d’importance…


 

 

 

C’était un soir d’hiver,

nous prolongions l’éphémère.

C’était au fond du couloir

à mesurer l’envie de nos écarts…


 

 

 

 

 A nos étreintes...


 

 

 

 

C’était même à l’envers,

pour tâter encore de l’enfer.

C’était voyager au bout de l’innocence,

et se moquer de nos évidences…


 

 

 

C’était se rouler dans la poussière,

et faire monter les enchères.

C’était le présent des imparfaits,

la grille ouverte aux échappés…


 

 

 

C’était au bord de la piscine,

sous le regard de la voisine,

C’était un matin dans la clairière,

plus tu m’aimes et plus je te serre…


 

 

 

 

C’était comme voler un fruit,

les lèvres avides de nos cris.

C’était de l’indécence à portée de main

le ventre plein et avoir encore faim…


 

 

 

Mary

 

 

Crédits photos : Daniel Mazette / Mary

Texte : Modimo

 

 

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