...

Est-ce ainsi que les Hommes vivent ?

délires, digressions, sensations, à la recherche d'une existence , animal à sociabilité réduite.

30 octobre 2010

Ton amour ne me regarde plus ...

 

Ale_Baldiios_2


J’ai vu une tour et son parvis trop petit pour nous,

J’ai vu comme jamais, l’amour à cœur et à cru,

J’ai vu sans dessous le moment tant attendu,

J’ai vu l’orage du printemps et puis la grêle,

J’ai vu des champs et des nuées de coccinelles…

 

 

 

Ton amour ne me regarde plus …

 

 

 

J’ai vu tant et tant, des monts et ma merveille,

J’ai vu comment s’aimer au creux des oreilles,

J’ai vu l’ombre prendre peur sous ta caresse,

J’ai vu ta manière de tenir tête à la tristesse…

 

 

 

Ton amour ne me regarde plus …

 

 

 

J’ai vu comment on se serre à la vie, à l’amour,

J’ai vu des étoiles inconnues même en plein jour,

J’ai vu ta bouche faire taire mes insolences,

J’ai vu où créchait cette putain d’indécence…

 

 

 

Ton amour ne me regarde plus …

 

 

J’ai vu le désir venir nous prendre au creux des reins,

J’ai vu le jour finir, nous laisser éblouis au pied d’un train,

J’ai vu la pluie te donner l’envie de me boucler à double tour,

J’ai vu des crayons se mettre à barrer les jours…


Ton amour ne me regarde plus ...


 

J’ai vu des allées, des pierres et l’ombre d’Alain,

J’ai vu comme tu étais fière de me tenir la main,

J’ai vu des arbres penchés vers toi et ta lumière,

J’ai vu d’où venaient les papillons posés sur mes paupières,

J’ai vu le temps à rebours et une vie trop petite pour nous …


 

 

 

 

 

onioncube

 

 

 

Crédits photos : Ale Baldios/ Orioncube

Texte : Modimo


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26 octobre 2010

Double d'âme ...

 


 

Heidi_Nabucket_3




Tu finis mes phrases avant que je ne les commence,

nos mots s’assemblent jusqu’au bout de leurs fièvres,

ils nous reviennent troublés au bord des lèvres,

l’un après l’autre,  ils tombent de vertige sous l’évidence…

 

 

 

 

 

Tu me serres de si près que ça tombe sous le sens

tes mains savent d’où vient l’essence de mes frissons,

un à un tu les dénombres au sortir de leur prison

il ne reste plus qu’à les recueillir leurs confidences …

 

 

 

 

 

Tu me prends à revers pour la plus belle des décadences ,

ton envie prend le dessus et je passe par-dessus bord,

toi qui connais tant de manières de perdre le nord,

nous irons jusque là et au-delà, perdre conscience…

 

 

 

 

 

Tout ce que tu retiens contre moi ne peut être coïncidence,

nos corps s’avouent en pleine lumière, leurs secrets,

ils sont prêts à tout pour continuer plus loin l’apnée,

c’est  au bout de nos souffles que se tient notre chance …

 

 

 

 

 

 

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Crédits photos : Heidi Nabucket / Modimo

Texte : Modimo


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17 octobre 2010

Dis-moi toi que je t’aime ...

Jon_Goyer






Dis -moi toi que je t’aime, dis le moi,

que je ne reste pas dans la clairière,

mes pieds figés par le mauve des bruyères,

je compte jusqu’à trois, retourne toi …

 

 

 

Dis-moi toi que je t’aime, dis le moi,

que je ne reste pas sur ma fin,

l’absence est un cri assassin,

je compte jusqu’à trois, viens à moi …

 

 

 

Dis moi toi que je t’aime dis le moi,

que je ne garde pas mes mains silencieuses

mes poches sont pleines de rêves de berceuse,

je compte jusqu’à trois, éblouis moi…

 

 

 

Dis moi que je t’aime, dis le moi,

que je n’ai pas perdu mes étoiles dans tes yeux,

tout ce qui brille de toi vaut de l’or en mieux,

Je compte jusqu’à trois, souris moi …

 

 

 

Dis moi toi que je t’aime, dis le moi,

que je ne garde pas pour moi ce secret douloureux,

mes nuits sont peuplées de peur pour deux,

je compte jusqu’à trois, emmène moi …

 

 

 

Dis moi toi que je t’aime, dis le moi,

que je n’ai pas perdu la magie, tour après tour,

tout ce que j’ai appris c’est à donner de l’amour,

Je compte jusqu’à trois, regarde moi …


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Crédits photos : John Goyer / Modimo

Texte : Modimo

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06 juin 2010

Parfois ...

Ken_Krobert_3








Parfois, tu rêves d’un autre qui ne se débat pas,

d’une voix qui ne veut pas avoir le dernier mot,

d’un souffle qui va où ma vie ne va pas,

d’un regard qui porte plus loin que le grain de ta peau…

 

 

 

Parfois, c’est si bien…

 

 

 

Parfois, tu soulèves des questions comme des poids,

à la lueur des bougies ou bien au creux de mon dos,

à l’avant d’une voiture en remontant tes bas

à la vie, à la mort, nos réponses se faufilent et c’est beau …

 

 

 

Parfois, c’est si bien …

 

 

 

 

 

Parfois, tu prends ton temps au creux de mes bras,

comme si tu nous mélangeais pour toujours au présent,

comme une manière de se tenir mal, c’est délicat,

comme pour venir se loger dans notre printemps.

 

 

 

Parfois, c’est si bien …

 

 

 

Parfois, tu souffles sur mes rêves et c’est immédiat,

tout prends un sens dans mes nuits, mes absences,

tout file à ton idée, je vois les étoiles et leurs éclats,

tout s’illumine quand tu entres dans la danse …



George_Stavropoulos








Crédits photos :  Ken Krobert / George Stravopoulos

Texte : Modimo

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25 mai 2010

Avec qui ?

Edita_4

Avec qui vois-tu le jour ?

Vers quelle lumière tu cours à demi nue ?

Ce filet qui te passe et te laisse émue,

étonnée, le souffle court…

 

Avec qui vis-tu l’heure exquise ?

Combien sont venus te rendre grâce ?

Cet ambre que tu caresses, entrelaces,

renversée d’être là déjà conquise…

 

 

Avec qui  parles-tu de tes crimes ?

Que font ces ombres dans ton jardin ?

L’herbe qui se faufile et te retient,

plongée jusqu’au seuil de l’abîme…

 

 

Avec qui perces-tu le secret de cette mort ?

Où vont ses chemins où tu traines ?

Les pieds nus, tu ne seras jamais une sirène,

déshabillée dans l’entrée du corridor…

 

 

Avec qui fais tu perler les matins ?

Quelle est cette rosée qui te submerge ?

Cette rivière de ton cru jusqu’à la berge,

avalée dans un mouvement de reins…

Ardahan



Crédits Photos :  Edita / Ardahan

Texte : Modimo

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19 mai 2010

Pandora Box ...

mIchael_Smith

 

 

 

A tous les coups, je gagne,

je m’approche un peu plus,

la lueur dans tes yeux devient flamme,

A tous les coups, je gagne,

je mets un nom sur tes imprévus,

la chaleur qui te vient , brûle ton âme…

 

A tous les coups, je gagne,

je reviens sur tes égarements,

le rouge va sur la pâleur de tes joues.

A tous les coups, je gagne,

je mesure la ferveur de tes penchants,

le tremblement qui te vient à genoux…

 

A tous les coups, je gagne,

Je suggère que ta peur devient exquise,

la teneur des adjectifs vibre à ta bouche.

A tous les coups, je gagne,

je mets tout en demeure avec gourmandise,

la saveur salée que rien n’effarouche…

 

 

A tous les coups, je gagne,

je serre au plus près tes débordements,

le corps a ses plats et ses déliés.

A tous les coups, je gagne,

je m’active et bientôt quitte le rang,

le bateau déjà ivre n’en finit plus de tanguer…

 

 

A tous les coups, je gagne,

je t’aborde un peu plus que ne veulent tes cris,

la langue ne sait plus où elle va.

A tous les coups, je gagne,

je m’accroche aux mots que tu balbuties,

la fièvre ne te laisse pas le choix …

 

 

 

 

 

Mtrx

 

 

Crédits Photos : Mickael Smith / Mtrx

Texte : Modimo

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22 février 2010

Boucle d'or est revenue ...

Kaspars




Mais qui a bu dans mon verre ?

Qui s’est penché sur mes pensées ?

Dans mon trouble et puis l’amer,

le tourbillon des illusions oubliées…

 

 

 

Boucle d’or est revenue…

 


 

Mais qui a dormi dans mon lit ?

Qui s’est glissé sous ces draps ?

M’a pris à revers la mélancolie

laissant son parfum sous mon toit…

 

 

 

Boucle d’or est revenue…

 

 

 

Mais qui à croquer ce quignon de pain ?

Qui a planté ses dents sur la pomme ?

Laissant partout la trace de sa faim,

quelques miettes et un fond de rhum…

 

 

 

Boucle d’or est revenue …

 

 

 

 

 

Mais qui s’est assis sur ma chaise ?

Qui a cru bon de boire à mon verre ?

Et puis a filé dans mon dos à l’anglaise,

sa marque est ici sans en avoir l’air …

 

 

 

Boucle d’or est revenu …

 

 

 

Mais qui est venu mettre mon blouson ?

Qui a fait ce feu dont je vois les braises ?

Et m’a laissé une fleur parmi mes crayons,

j’aime sa façon de rouvrir la parenthèse …



Tero







Crédits photos : Kaspars / Tero

Texte : Modimo

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09 février 2010

Je voudrais que tu parles de la mort ...


Hadi_Wibawa






Je voudrais que tu parles de la mort,

elle m’a glissé cela entre deux murmures,

elle prête à tout pour m’entendre encore

je voudrais que tu me dises l’odeur de la sciure...

 

 

 

Je voudrais que tu parles de la mort,

du goût qu’elle t’a laissé dans la bouche,

d’où vient cette fleur qui ne cesse d‘éclore,

et ce regard perdu qui fait mouche ...

 

 

 

Je voudrais que tu parles de la mort,

de la danse impromptue au fil des jours,

des dernières nouvelles au transistor,

et puis ce qu’il reste de l’amour ...

 

 

 

Je voudrais que tu parles de la mort,

de la chance donnée aux perdants,

de la saveur des baisers du sabord,

et de la place donnée aux accidents…

 

 

 

Je voudrais que tu parles de la mort,

du bateau maudit au bout de la route,

de cette poudre de mandragore,

et du danger transporté en soute ...

 

 

 

Je voudrais que tu parles de la mort,

du chant étrange des oiseaux blancs,

de tes yeux n’attendant plus l’aurore,

et aussi de la couleur de ce ruban ...

 

 

 

Je voudrais que tu parles de la mort,

elle m’a glissé cela entre deux murmures,

elle prête à tout pour m’entendre encore

je voudrais que tu me dises où est la fêlure ...





Radoslaw


Crédits Photos : Hadi Wibawa / Radoslaw

Texte : Modimo


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03 février 2010

C'est en vain ...


Caroll__Cardiovet






C’est en vain,

que j’outrepasse mes droits,

j’oscille entre mes défauts et ses doigts,

pour mon bien...

 

 

 

C’est en vain

que j’en viens à souffler sur des braises

la nuit me conduit à tutoyer les falaises,

il le faut bien ...

 

 

 

C’est en vain,

que je me penche au dessus des herbes folles,

je ne bats que d’une elle, je m’affole

encore un brin...

 

 

 

C’est en vain,

que j’efface mes traits, ce flou me dépasse,

comme je m’échine à sortir de ma carcasse,

sous ses mains ...

 

 

 

C’est en vain,

que je porte mes valises, je suis ok,

le linge que je prends sera froissé

ce n’est pas rien ...



Nathaniel



Crédits Photos : Carol Cardiovet / Nathaniel
Texte : Modimo

01 février 2010

Tes mains ...



Brittany_nova







Tes mains partent en campagne,

elles sèment la pagaille,

à ce jeu, c’est toujours toi qui gagne,

et retrouve mes failles...

 

 

 

 

Tes mains partent à la dérive,

témoins de l’écume à mes lèvres,

elles vont et viennent à la rive,

à chaque fois, renaît ma fièvre...

 

 

 

 

Tes mains savent si bien y faire,

elles passent toutes les grilles,

elles jouent même au lierre,

d’un rien, me déshabillent...

 

 

 

Tes mains savent tous mes chemins,

même sans cailloux blancs,

elles me content une histoire de faim,

et se moquent du prince charmant...

 

 

 

 

Tes mains rassemblent mon corps

elles me donnent la monnaie de ma pièce ,

moi qui ne roule pas sur l’or,

elles me font l’amour en l’espèce...



Mim_Honey_2

Crédits Photos :  Britanny Nova / Mim Honey

Texte : Modimo

 

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