...

Est-ce ainsi que les Hommes vivent ?

délires, digressions, sensations, à la recherche d'une existence , animal à sociabilité réduite.

29 novembre 2009

Juste une dernière alors ...


 

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Juste une dernière alors,

avant la tombée du jour,

dans un cri, demander encore,

refaire alors un autre tour...

 

 

Juste une dernière alors,

si tout est écrit même les contours,

revenir à l’envie de ce corps,

et puis par ici, tracer de l’amour...

 

 

Juste une dernière alors,

s’appesantir le souffle court,

rien n’est fini sans ton accord,

c’est juste une histoire à rebours...

 

 

Juste une dernière alors,

comme un morceau de bravoure,

tout ce temps qui nous dévore,

entends-tu ce battement de tambour ?

 

 

Juste une dernière alors ,

en qu’enfin, pour toujours

être la belle de l’amor,

enchantée du temps qui court...


 

 

 

 

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Crédits photos : Daria Wendelin /  Istvan

Texte : Modimo

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20 septembre 2009

Tu pares à tout ...



 


 

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Tu pares à tout, de toutes parts,

ça dore à tout va dans cette pièce,

tu joues à tout, même au hasard,

la mort qui va et vient sans rien qui cesse...

 

 

 

Tu pars à tout, de tous les départs,

ça se gare n’importe où les caresses,

tu piques un fard, en joue des histoires,

à chaque train qui passe, tu te blesses...

 

 

 

Tu pars de rien jusqu’à moi,

racontes moi jusqu’au bout de tes doigts ...

 

Tu pares atout coeur, me prend à part ,

faire le mur pour l’amour du son , yes,

tu lèves le camp, tu me veux hussard,

la lueur dans tes yeux me dit que ça presse...

 

 

 

Tu pars atout, la chance est une brève de comptoir,

faire le bien, c’est s’attacher à une promesse,

tu sens ce vent qui balaie la rumeur de la fanfare,

à présent, tu vois toutes mes faiblesses...

 

 

 

 

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Crédits photos : Bulent / NC

Texte : Modimo

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12 septembre 2009

Pêle-mêle ...


 

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Pêle-mêle, tu viens, qu’on se mélange,

il me vient comme un dessein étrange,

le corps par dessus à la saison nouvelle,

des gestes lents jusqu’à se couvrir d’étincelles...

 

 

 

Pêle-mêle, tu sors de cette nuit, en nage,

baigneuse infidèle, entre deux eaux sauvages,

remonter la pente, goutte à goutte, saliver,

sous le loup, des nuées sous le ciel à enjamber…

 

 

 

Pêle-mêle, tu me courbes au creux de tes songes,

s’adonner au divin et  mesurer son allonge,

c’est sans fin de passer au rouge, sans label,

petit animal égaré, amateur de dentelles...

 

 

 

Pêle-mêle, tu démêles l’écheveau de tes ailes d’ange,

border le ciel de baisers et se bruler à l’orange,

je sens ton souffle venir à bout de ce brasier,

il ne reste plus qu’à trembler, je suis touché ...

 

 

 

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Crédits photos : Osman / Bulent

Texte : Modimo

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05 septembre 2009

Je me rends flou ...

 

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Je me rends flou,

à force passer par dessus bord

la tête et puis le corps,

tout bascule doux...

 


 

Je suis bien flou,

regardez comme je bouge encore,

les bras, les yeux sans efforts,

l’ébauche du remou...

 


 


Je m’en floue,

de toutes ces manières,

même celles où je joue le fier,

et passe pour un fou ...

 

 

 

Je m’en floue,

de ces jeux sans dessert,

de mon goût pour l’enfer,

et ses rouges bijoux...

 

 

 

Je suis bien flou,

sur les contours, les abords,

pas la moindre trace de remords,

même en dessous...

 

 

 

Je me rends flou,

ceux qui ne m’aiment pas, m’adorent,

ce n’est pas que je sois si fort,

bien moins que vous ...

 

 

 

 

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Texte et mots : Modimo

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13 juin 2009

J'aime être en ton pays ...

Jon_Goyer



Je me suis fais porté pâle
pour mieux garder ton lit,
à caresser les fleurs du mal,
j’aime tant être en ton pays...


Je ne me suis pas vu si oisif
me voilà déplumé dans ton nid,
prêt à me rendre captif,
drôle d’oiseau à l’envers de ta vie...


Je ne suis pas né de la dernière pluie,
je prends l’eau d’envie, pourtant,
au coin de tes lèvres, c’est inoui,
ce goût d’y venir haletant...


Je ne sors pas de la lignée,
plutôt sur le chemin du vice,
sur ta peau jusqu’à l’orée,
m’éloigner du précipice...


Je me suis fait porté pâle
pour mieux garder ton lit,
à caresser les fleurs du mal,
j’aime tant être en ton pays ...


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Crédits photos : John Goyer / Modimo

Texte : Modimo

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01 mai 2009

Mon amour ...



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Mon amour en pince pour un petit prince,
elle lui conte chaque soir une nouvelle histoire,
pourtant c’est elle qui a peur du noir,
je rêve qu’elle me coince mais mes chances sont minces...




Mon amour en croque pour les épices,
elle porte à sa bouche les fruits du péché,
ses mots ruissellent sur son corps sucré salé,
je rêve qu’elle me cuisine au pays de ses délices...





Mon amour en prend pour mon grade,
elle fait son insolente, à la langue bien pendue,
il parait même qu’elle me ballade à moitié nue,
je rêve qu’elle me sauve de la noyade...





Mon amour en vient parfois aux mains,
elle me montre l’étendue de mon innocence,
elle m’esquisse le temps d’un pas de danse,
je rêve qu’elle m’apprend à être argentin...





Mon amour en sait plus que je ne l’avoue,
elle me dit combien j’ai de grains de folie,
elle me connaît par coeur même mes anomalies,
je rêve qu’elle s’attache à mon cou...









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Crédits photos : Heidi Nabucket / Akkorn
Texte : Modimo

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26 mars 2009

Du haut ...



Gmark






Du haut de mes immondices
ton parfum me semble si doux,
il a même l’odeur du précipice,
ça n’a rien d’officiel mais je suis fou ...




Le soleil se couche, je me lève,
mon ton est bien plus rebelle depuis toi,
c’est à l’heure des épaves que me vient la fièvre,
je me fous des orties comme de mon premier ébat...




Les murmures que je t’envoie viennent à la nuit,
pendant que d’autres dorment, je meurs de toi,
je fais de mon agonie, un incendie,
écoute comme je suis déjà feu aux abois...




Du moment que j’use un peu de salive
tout ce que je pourrai te dire pourra te retenir contre moi,
je ne sais que trop de quoi je me prive,
mes souvenirs me parlent déjà de toi...




Du haut de mes immondices,
ton amour a de l’allure, c’est insensé,
je me plais à être ton caprice,
tant que tu me sèmes à me récolter...





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Crédits photos : Gmark / Modimo
Texte : Modimo

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07 mars 2009

Tu m'as donné envie de me perdre ...



loic_3




Tu m’as donné envie de me perdre,

de foutre le feu au camp,
de faire corps avec le couchant,
mon corps a ta buée, je brûle,
tes envies viennent, me bousculent...




Tu m’as donné envie de me perdre,
de me prendre pour ton amant,
de vouloir être un fervant,
ivre de toi, je titube,
plus bleu que le danube...




Tu m’as donné envie de me perdre,
d’en avoir plein la bouche en te regardant,
les yeux pas assez grands, sans scrupules,
je passe mes mains sous ton pull...




Tu m’as donné envie de me perdre,
de ne savoir où donner de mon sang,
de tenter les délits les plus flagrants,
émerger à peine de l’étuve,
à mes lèvres, le fil de tes éfluves...




Tu m’as donné envie de me perdre,
d’avancer à découvert, en indécent,
de me montrer ainsi, chemin faisant,
venir en ton tropique, des Bermudes,
me fondre en regagnant ton sud ...








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Crédits photos : Loic / Marko
Texte  Modimo

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21 février 2009

De fil en aiguille ...



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De fil en aiguille, je m’en vais faire des entrechats,

suivre le jeu de la couture indocile,

tenter un nouveau crime sans mobile,

inconscient du vertige de me retrouver près de toi...


 

 

 

Au train où vont les choses, je déraille,

je crois même que dans l’instant, je m’égare,

pas de marin à l’horizon pourtant je pique un phare,

je me sens perdu dans cette revue de détails...

 

 

 

Un dernier appel, écoute, cela va de soi,

tout est ténu, si fragile,

funambule au dessus du péril,

tout en haut de tes bas...


 

 

 

Quelle idée de se retrouver sur la paille,

des coups à se sentir fébriles,

perdu sur le chemin de l’exil,

éblouis par l’envie qui nous tenaille...


 

 

 

De fil en aiguille, c’est le paradis que j’entrevois,

moi qui ne suis pas si habile,

je me retrouve à portée de cils,

un peu désuni mais dans quel état...



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Crédits photos : Karl / Elias

Texte : Modimo

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15 février 2009

Ce champs de coquelicots ...

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Ce champs de coquelicots,

comme autant de baisers tombés en campagne,

je te murmure ces quelques mots,

juste avant que tu ne t’éloignes...

 

 

 

Je ne me retrouve plus dans ce paysage,

tout m’est inconnu, de retour au troupeau,

il ne me reste que le souvenir de ton dos,

la pluie a emmené jusqu’aux traces de ton visage...

 

 

 

Quelques notes de piano,

une histoire de touches qui me revient dans le noir,

une mélodie qui se la raconte ce soir,

la salle est vide, je me remets à flots...

 

 

 

Je me traîne dans le blanc de la page,

le coeur encore au galop,

en assassin, j’étouffe un sanglot,

je me lève embrumé, qu’il était beau ce mirage.

 

 

 

Je fus mordu mais je n’ai pas la rage,

à la pointe du jour, je m’essaie au diablo,

jusqu’à la nuit, je ne prendrai pas de repos,

pour une fois, je ne manquerai pas de courage.

 

 

 

Ce champs de coquelicots,

comme autant de baisers tombés en campagne,

je n’ai pas l’étoffe du taureau

pourtant tout ce rouge me venait de l’Espagne...


 

 

 

 

 

 

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Crédits photos : Igor / Fred

 

Texte : Modimo

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